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Sainte-Suzanne : Eddy Balbine lance sa campagne, “le changement, c’est nous”

Ecrit par P.M. – le samedi 17 janvier 2026 à 16H10
C'est entouré de ses futurs colistiers qu'Eddy Balbine a organisé ce matin sa première sortie publique.

L’ancien DGS de la commune et du Sidelec a inauguré sa permanence ce samedi devant plusieurs centaines de personnes. Une première sortie publique pour le candidat, qui assure qu’en cas de second tour, il n’y aura pas d’union possible avec Frédéric Maillot, “le candidat extérieur”, soutenu par Maurice Gironcel.

C’est l’une des inconnues du scrutin à Sainte-Suzanne : que pèse réellement dans les urnes Eddy Balbine ? Si l’homme, âgé de 62 ans, est connu du monde politique et des institutions pour avoir successivement occupé les postes de DGA adjoint chargé des finances à la commune, puis de DGS du Sidelec et de la mairie de Sainte-Suzanne, il l’est moins auprès du grand public, ce dernier n’ayant jamais été candidat à une élection.

Pour renverser ce déficit de notoriété, l’ancien DGS a fait le choix d’annoncer tôt sa candidature dans la campagne. C’était en octobre dernier. Depuis, il est présent sur les réseaux sociaux et dans les médias et a créé l’événement autour de sa liste en annonçant une série de ralliements au fil des semaines.

D’abord ceux des élus de l’opposition et de la majorité, Olivier Dugain (ex-Croire et oser) et Expédit Totoro, puis celui, tout récent, du conseiller départemental du PCR, René Sotaca, tous présents ce samedi.

Le candidat a par ailleurs annoncé le soutien de Rudy Calimoutou et de Johnny Gavrama, président de l’association Ville animée et fondateur du club FC La Ville, désormais présidé par son fils Bertrand, avec qui il a remporté cette année le groupe A de Régionale 2.

Avant T-Matt, c'est Léa Churros qui s'est chargée de faire monter l'ambiance ce matin au rassemblement.

Léa Churros, T-Matt... Les grands moyens déployés

Ce samedi, à l’occasion de l’inauguration de sa permanence – située non loin de la mairie et à quelques mètres de celle de Daniel Alamélou – c’est cette fois devant le grand public que le candidat a, pour la première fois, pris la parole. En mettant les moyens : Léa Churros est venue chauffer la salle avant que T-Matt ne termine le meeting, pour lequel une scène et un grand chapiteau ont été dressés.

Le candidat se présente comme celui du rassemblement, “pas contre quelqu’un ou un parti, mais pour la commune, pour la population, pour un avenir en commun qui nous permet de tourner la page pour envisager un mieux”.

Haro contre “le concurrent de l'extérieur"

À ses adversaires qui répètent à l’envi qu’il est le “candidat de Maurice Gironcel”, il assure n’avoir qu’un seul adversaire dans cette campagne : “C’est le candidat extérieur, parachuté, qui ne propose rien pour Sainte-Suzanne”.

Il affirme qu’en cas de second tour, il n’y aura pas d’union avec Frédéric Maillot – dont il n’a pas cité le nom – mais sans fermer la porte à des unions avec d’autres candidats, “mais de façon transparente, pour l’avenir de la ville”.

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Dans son discours, il a fustigé un “candidat qui nous a parlé d'étiquette". Pas de vie quotidienne. Pas de pouvoir d’achat. Pas de nos administrés. Pas de vie économique et d’emploi. Pas de service public. Sait-il au juste ce qui l’attend comme maire ? Sainte-Suzanne n’est pas un territoire à conserver. C’est une commune à servir”.

Pour Olivier Dugain, “le candidat de Gironcel, c’est Maillot et le candidat déguisé, c’est Alamélou. Si Eddy Balbine a quitté la mairie, c’est justement parce qu’il était en désaccord avec ce qui allait se faire”.

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René Sotaca : "Pas un communiste vendu"

Concernant les autres candidats, “beaucoup d’entre eux, vous le savez mieux que moi, ont eu leur chance. Ils n’ont pas su la saisir parce qu’ils ont fait passer leur intérêt personnel au détriment de celui de la population. Allons-nous encore leur faire confiance ?”

Autre clé du scrutin : dans le secret de l’isoloir, vers qui penchera le vote des militants communistes ? Conseiller départemental du PCR, René Sotaca l’assure : “C’est bien en tant que militant du PCR que je siège sur la liste. Jusqu’à présent, j’ai toujours ma carte, je le revendique haut et fort, c’est la force du PCR que je ramène avec Eddy Balbine”.

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Il fustige de nouveau le choix de Maurice Gironcel : “De l’autre côté, on ne peut pas dire qu’on veut renforcer le PCR tout en vendant le dernier bastion, c’est inacceptable. La première chose dont Eddy m’a parlé, c’est l’avenir de la section PCR à Sainte-Suzanne et du parti. Mon but, c’est que l’âme communiste continue à vivre à Sainte-Suzanne, les gens ne veulent plus d’arrangements derrière la cuisine”.

Dans son discours, il se présente comme un “militant communiste, pas un communiste vendu”. S’il a rejoint l’ex-DGS, “c’est pour faire le rassemblement et l’union dans l’intérêt de la population de Sainte-Suzanne”.

Un projet “mûri depuis plusieurs années”

Pourquoi ne pas avoir fait le choix de monter sa propre liste ? “Il y a trop de candidats et nous devons faire face à une situation politique et sociale compliquée. Pour moi, la meilleure réponse est le rassemblement avec des hommes et des femmes responsables, qui veulent construire un réel avenir pour les habitants de Sainte-Suzanne”.

Eddy Balbine veut incarner le renouveau. “Le changement, c’est nous”, clame-t-il dans son discours, prononcé devant plus de 300 personnes (plus de 450 selon l’organisation).

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“Mais, au-delà, j’incarne aussi la compétence. J’ai été DGS, c’est un atout. Je connais sur le bout des doigts le fonctionnement d’une commune, je serai à l’œuvre dès le lendemain de mon élection”.

Sa candidature est le résultat d’un “projet mûri depuis plusieurs années”. Il promet un programme novateur avec des “réponses sur tout”, qu’il dévoilera dans un second temps, notamment concernant le pouvoir d’achat, “le tracas premier des habitants”.

Un programme qui sera “enrichi de vos propositions” dans le cadre d’une “consultation citoyenne voulue en continu sur les réseaux et lors de nos rencontres de terrain”.

Pouvoir d'achat, écoles… "Des réponses sur tout"

Il rappelle que la commune affiche l’une des taxes foncières parmi les plus élevées et indique vouloir réduire les charges de fonctionnement de la commune pour “investir et enclencher le renouveau”.

Ce samedi, il a présenté les grandes lignes d’un plan “École Ambition” qui reposera sur un “audit citoyen des écoles”, avec notamment pour objectif de régler les questions liées au confort thermique, à l’équipement éducatif et numérique des écoliers, au périscolaire ou encore à la sécurité aux abords des écoles. Il mobilisera une équipe pluridisciplinaire “Réussite – plan École Ambition”.

Dans son discours, le candidat s’est également adressé “à nos familles de la classe moyenne, déclassées, qui n’en peuvent plus d’être sollicitées financièrement sur tout ; j’aurai plaisir, là, à vous présenter dans moins d’un mois mon plan de lutte pour votre pouvoir d’achat”.“On a des propositions sur tout, on a une équipe et la volonté forte de changer et d’innover”, lance-t-il. “Avec vous, il est temps, enfin, de passer d’ ‘une ville à la campagne’ à une ville qu’on accompagne.”

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