Revenir à la rubrique : Politique

Municipales à Sainte-Suzanne : Eddy Balbine affirme qu’il n’est "la marionnette" de personne

Ecrit par P.M. – le mercredi 22 octobre 2025 à 18H29
" Je n’ai pas servi un homme. J’ai servi ma ville", commente l'ancien DGS et désormais candidat (photo D.R).

L’ancien DGS de la mairie de Sainte-Suzanne, désormais candidat à la mairie, dément les rumeurs qui font de lui “l’homme de Gironcel” et revendique une candidature “libre et indépendante”. Il présentera un programme “innovant, sans équivalent à La Réunion”.

Désormais officiellement candidat à la mairie de Sainte-Suzanne, Eddy Balbine, 62 ans, prend la parole. Ancien directeur général des services de Maurice Gironcel, il réfute catégoriquement les rumeurs qui le cataloguent comme une sorte de “sous-marin” de son ancien employeur, ou d’un autre parti. “Je ne suis la marionnette de personne. Je suis un homme libre, sans étiquette, et ma seule ambition est de servir la population de Sainte-Suzanne”, insiste-t-il.

Si l’ancien haut fonctionnaire a bien travaillé dix-sept ans aux côtés de Maurice Gironcel — d’abord comme DGA adjoint chargé des finances à Sainte-Suzanne (2008-2012), puis comme DGS du Sidélec Réunion (2014-2020), avant de rejoindre à nouveau la mairie en 2020 en tant que DGS jusqu’en juin dernier — il affirme ne plus avoir de relation avec le maire de Sainte-Suzanne depuis son départ, après avoir fait valoir ses droits à la retraite.

“J’ai travaillé à ses côtés, il m’a toujours fait confiance, j’ai toujours été loyal et j’ai toujours essayé de faire au mieux avec les moyens qui étaient à ma disposition. J’estime avoir réussi ma mission. Mais dire que je suis son sous-marin, c’est faux. Les gens se trompent en disant ça”, explique-t-il.

“On peut exister à Sainte-Suzanne sans Maurice Gironcel”

L’ancien DGS dit être parti “en bons termes”. “On se voit de loin, on se salue. Je ne suis pas en mauvais termes avec lui, simplement car je n’ai pas de relations avec lui.”

“Ma candidature, c’est pour Sainte-Suzanne. Je n’ai aucun contact avec aucun parti. Si on me sollicite, je serai à l’écoute, mais je ne veux pas m’engager dans un parti. C’est souvent ouvrir la voie à des politiques qui se terminent derrière la cuisine. Moi, je veux être transparent avec la population”, martèle-t-il.

Pas plus de proximité supposée avec d’autres élus, assure l’ancien DGS : “Je pense que chacun a envie de présenter son programme. Celui qui aura le meilleur l’emportera. Il faut arrêter de tout ramener à Maurice Gironcel. On peut exister à Sainte-Suzanne sans lui. Je revendique d’être un homme libre.”

Eddy Balbine a siégé pour la dernière fois en juin au côté de Maurice Gironcel après 5 ans au poste de DGS.

“J’ai servi ma ville, pas un homme”

Dans un communiqué, Eddy Balbine a réaffirmé sa position : “Pendant plus de vingt ans, j’ai choisi le devoir avant le confort, le service à la population avant les honneurs. Je connais Sainte-Suzanne de l’intérieur, du littoral jusqu’au battant des montagnes. Le maire sortant, Maurice Gironcel, a marqué cette ville. Son parcours appartient à l’histoire de la commune, et j’ai le plus grand respect pour lui. Mais aucun héritage ne doit devenir une prison. Je n’ai pas servi un homme. J’ai servi ma ville.”

“Un programme innovant, sans équivalent à La Réunion”

Répondant à une autre rumeur, il dément être à la manœuvre d’une quelconque stratégie pour déstabiliser le conseil : “C’est faux de dire que je fomente une sorte de fronde. Ces rumeurs ont été lancées par des partisans pour me nuire. Elles ne m’empêcheront pas d’aller briguer un mandat. Quel intérêt de faire exploser un conseil à cinq mois de la fin ? C’est bidon !”

S’il ne dévoile pas encore son projet, Eddy Balbine promet un programme “innovant et ambitieux, sans équivalent à La Réunion”, en partie construit à partir d’une consultation citoyenne.

Il veut par exemple “redonner du sens au centre-ville, j’ai des idées pour redonner du sens à un centre-ville digne de Sainte-Suzanne, la ville a des atouts extraordinaires encore non mis en valeur.” Son slogan, “Sinte-Sizann i mérit mieu”, résume cette ambition.

Sidélec : “Je suis parti la tête haute”

Il se félicite par ailleurs de son bilan à la tête du Sidélec Réunion, où il affirme être passé “de 4 à 16 millions d’euros d’investissements en six ans, avec une trésorerie solide”. “Je suis parti la tête haute”, déclare-t-il, balayant au passage les insinuations liées à des affaires récentes : “Je n’ai jamais été entendu, ni concerné, de près ou de loin.”

Il dément de la même façon être à l’origine de fuites vers la justice.

Un premier meeting mi-novembre

“J’ai été à l’écoute des administrés et des agents au quotidien”, dit-il, se disant prêt à “relever le défi d’être à la tête d’une municipalité”.

Sur le terrain depuis plusieurs semaines, il affirme vouloir bâtir une liste “représentative et proche des habitants, il faut écouter, discuter, comprendre les attentes. C’est le seul moyen de construire un projet solide.”

Il organisera son premier meeting mi-novembre à Sainte-Suzanne. 

“Ni de droite, ni de gauche”

À quelques mois du scrutin municipal, l’ancien bras droit de Gironcel veut désormais s’affranchir de toutes les lectures politiques. “Je ne suis ni de droite, ni de gauche. Il y a du bon de chaque côté. Ce qui compte, c’est Sainte-Suzanne et ses habitants.”

En cas de second tour ? “Tout est ouvert, mais on ne reniera pas nos valeurs, de transparence, de proximité et de rigueur.”

La campagne est lancée à Sainte-Suzanne.

Dans la même rubrique

0💬
Tri :