Sainte-Marie : une femme écrouée pour avoir mortellement poussé son compagnon d’infortune

Ce mercredi après-midi, une Sainte-Marienne de 44 ans a été mise en examen pour coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Le 13 novembre dernier, elle avait violemment poussé son compagnon qui avait succombé à ses blessures à l’hôpital.
La femme que les gendarmes accompagnent dans le bureau du juge des libertés et de la détention (JLD) a 44 ans mais elle en paraît davantage. Les traits tirés, elle peine à se déplacer en s’appuyant sur une béquille. Même pour signer un document, un des militaires qui l’escorte se doit de la soutenir pour se lever de sa chaise posée au milieu de la pièce.
Cette femme qui apparaît diminuée physiquement vient d’être mise en examen pour coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner à l’égard du compagnon d’infortune qui partageait sa vie, il y a peu de temps encore. Le drame s’est noué le 13 novembre dernier alors que le couple avait partagé quelques verres d’alcool comme il en avait manifestement l’habitude.
« C’est le résultat de plus d’un an de violences réciproques »
Passablement éméchés, l’homme et la femme ont fini par se disputer. Une dispute violente puisqu’ils en sont venus aux mains une fois encore. La quadragénaire s’est énervée au point de perdre son sang froid et de pousser le malheureux sans ménagement.
Celui-ci a fait une lourde chute. Sa tête a percuté une cloison ou le sol de leur domicile sans que l’on sache précisément ce qu’il s’est passé. « C’est le résultat de plus d’un an de violences réciproques », explique un brin fataliste Me Fabian Gorce, l’avocat de la quadragénaire. Il faut dire que les gendarmes ne comptent plus le nombre de fois où ils se sont déplacés chez eux. Une dizaine de fois, semble-t-il, au cours de l’année écoulée.
Mort à l’hôpital au bout de dix jours
Sur le moment, les secours ont été alertés et l’homme, blessé à la tête, a été hospitalisé dans un état grave. Après une semaine de soins, il est finalement décédé des suites de ses blessures. L’affaire aurait pu en rester là si un voisin ne s’était pas manifesté auprès des gendarmes en apprenant l’issue fatale de la soirée.
Témoin de la scène de ménage, celui-ci leur a fait part de ses doutes. Une autopsie a été pratiquée qui n’aurait pas pu déterminer les causes exactes du décès. La femme a tout de même été placée en garde à vue à la brigade de Sainte-Marie.
Condamnée pour des violences en mars dernier
Il se trouve que ce n’est pas la première fois qu’elle avait à répondre de violences devant un tribunal. Elle a déjà été condamnée à deux reprises pour des faits de cette nature. La dernière fois justement à l’encontre du défunt. C’était en mars dernier et elle avait été condamnée à un an de prison avec sursis probatoire.
Le témoignage du voisin a lui aussi pesé lourd dans la balance. Et c’est un faisceau d’indices graves et concordants qui a finalement conduit un juge d’instruction à la mettre en examen cet après-midi. A l’issue de son passage devant le JLD, la quadragénaire a été placée en détention provisoire.


