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Saint-Pierre : Virginie Gobalou-Erambranpoullé dénonce des pressions

Ecrit par S.I. – le jeudi 11 septembre 2025 à 11H11

La candidate aux municipales de 2026 à Saint-Pierre, Virginie Gobalou-Erambranpoullé, affirme avoir été empêchée de s’exprimer lors de la mobilisation contre le plan de rigueur du gouvernement, mercredi 10 septembre 2025. Elle met en cause un partisan de la députée et concurrente Emeline K/Bidi.

La tension monte déjà à Saint-Pierre en vue des municipales de 2026. Dans un courrier adressé à la presse, Virginie Gobalou-Erambranpoullé, secrétaire générale de la CGTR/CGT du Conseil départemental et candidate déclarée, dit avoir été empêchée de prendre la parole lors du rassemblement syndical du mercredi 10 septembre 2025.

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Elle affirme qu'"un partisan de la députée de la 4e circonscription, Emeline K/Bidi", elle-même candidate aux municipales, l’a interrompue "au prétexte" de son engagement "aux élections municipales de Saint-Pierre en 2026".

"Un geste inacceptable"

Militante syndicale depuis près de trente ans, Virginie Gobalou-Erambranpoullé dit n’avoir "jamais vécu une telle situation". Elle raconte qu’un manifestant lui aurait ôté le micro des mains, ce qu’elle considère comme "une atteinte à [sa] liberté d’expression".

"Prendre le micro de mes mains, alors que je suis régulièrement dans les grandes manifestations, c’est nuire à mon engagement pour défendre les causes populaires et c’est inacceptable", dénonce-t-elle.

Un climat politique déjà tendu

La candidate estime que cette scène illustre un climat politique délétère à l’approche du scrutin municipal. "Je considère que je suis la femme engagée à abattre", ajoute-t-elle, tout en appelant à un débat démocratique apaisé.

Rappelant que la mobilisation de mercredi visait à dénoncer les mesures budgétaires du gouvernement et leurs conséquences sur "les travailleurs du privé, les agents de la fonction publique, les retraités et les petites entreprises", elle regrette que l’incident ait éclipsé l’essentiel.

"J’espère qu’en 2026, je n’aurai pas à subir des intimidations d’aucun candidat ni de leurs partisans, car nous sommes dans un pays libre", conclut-elle.

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