Municipales 2026 à Saint-Pierre : Virginie Gobalou Emambranpoulle se lance avec "Convictions Réunion"

Candidate déclarée aux municipales de 2026 à Saint-Pierre, Virginie Gobalou Emambranpoulle veut incarner une opposition forte et indépendante. Lors de sa conférence de presse, elle a également lancé son mouvement Convictions Réunion pour mobiliser les citoyens autour d'un projet politique ambitieux.
Ce samedi, au Vieux-Domaine de la Ravine des Cabris, Virginie Gobalou Emambranpoulle, conseillère municipale et communautaire de l'opposition à Saint-Pierre, a officiellement annoncé sa candidature pour les élections municipales de 2026 dans la capitale sudiste. L'élue régionale a également profité de l'occasion pour dévoiler son mouvement politique : Convictions Réunion.
Un projet citoyen pour Saint-Pierre
Pour Virginie Gobalou Emambranpoulle, Convictions Réunion ne se limite pas à un simple véhicule électoral, mais se veut un espace d'engagement citoyen. "L'objectif avec Convictions Réunion, outre de construire un projet politique dans la perspective des élections, c'est quand même, avant tout, construire un espace d'engagement pour les citoyens", explique-t-elle.
Le mouvement vise à promouvoir des initiatives locales et à renforcer la démocratie participative. Parmi ses missions principales : promouvoir, débattre et diffuser des idées et des projets politiques afin de contribuer au débat public. Le mouvement prévoit également de présenter des candidats aux élections locales, nationales et européennes.
"La seule voix de l'opposition à mener ce combat"
La candidate a également fait le point sur son action en tant que conseillère municipale d'opposition à Saint-Pierre. Elle se décrit comme "la seule voix de l'opposition à mener ce combat", affirmant qu'elle n'a jamais hésité à dire tout haut ce que d'autres pensent tout bas.
Virginie Gobalou Emambranpoulle rappelle avoir soutenu plusieurs projets structurants pour la ville, notamment la rénovation des équipements publics (écoles, espaces verts, infrastructures sportives) et des projets liés à l'urbanisme, la mobilité et l'environnement. Parallèlement, son mandat de conseillère régionale a permis de mobiliser des fonds pour des projets structurants, notamment en matière d’éducation, de santé et de développement économique.
Elle réfute également les accusations d'inaction de la Région dans la commune, rappelant que certains projets d'envergure, comme la piscine municipale, la piste vélo et la médiathèque de Grands Bois, ont bénéficié de financements régionaux malgré les critiques.
Une candidature pour dépasser la "guerre des chefs"
Bien que membre de la majorité régionale présidée par Huguette Bello, Virginie Gobalou Emambranpoulle a tenu à affirmer son indépendance politique. "Si j'ai fait Convictions Réunion, c'est pour pouvoir être libre aussi dans mes démarches", explique-t-elle, rejetant la "guerre des chefs" inhérente aux partis politiques traditionnels.
Elle se dit ouverte aux discussions aussi bien avec la présidente de Région que la maire de Saint-Denis, Ericka Bareigts, tout en revendiquant son désir de liberté politique : "Moi, je suis pour une liberté d'expression, une liberté de parole".
L’ombre d'Émeline K/Bidi sur la campagne municipale
Concernant une éventuelle candidature d'Émeline K/Bidi, députée de la 4e circonscription et proche de Patrick Lebreton et d'Huguette Bello, ou encore celle annoncée de Ruth Dijoux, Virginie Gobalou Emambranpoulle reste sereine : "Chacun, chacune est libre de présenter sa candidature. C'est la démocratie qui veut aussi qu'il y ait une pluralité de candidatures".
À travers l'annonce de sa candidature aux municipales, Virginie Gobalou Emambranpoulle souhaite renforcer sa position politique à Saint-Pierre en valorisant son expérience d'élue locale et régionale. Toutefois, l'annonce d'une possible candidature d'Émeline K/Bidi, dont une déclaration officielle pourrait intervenir en juin prochain, pourrait relancer les débats autour de l'unité politique de la majorité régionale. Cette multiplication de candidatures risque de rendre l'issue du scrutin plus incertaine, voire de redistribuer les forces en présence.


