Saint-Pierre : Jean Gaël Anda officialise sa candidature pour 2026

L’élu de l’opposition Jean Gaël Anda a officialisé ce vendredi sa candidature aux municipales de 2026 à Saint-Pierre. Avec sa liste baptisée "Saint-Pierre d’abord !", il entend défendre un projet tourné vers la sécurité et la proximité.
Jean Gaël Anda repart en campagne. L’élu d’opposition, qui a déjà tenté sa chance à deux reprises, s’est déclaré candidat dans son fief de la Ligne des Bambous. Il promet un "programme coconstruit", mais préfère pour l’instant préserver le suspense autour de son équipe comme de certaines orientations.
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Son ambition : "un grand projet pour tous, ancré et authentique, qui ne sera pas celui de ceux qui sont de passage sans connaître le cœur de notre ville. Mon énergie sera mise au service de Saint-Pierre."
Les axes présentés tournent autour de l’éducation, de l’accompagnement des aînés, mais c’est surtout sur la question sécuritaire qu’il insiste. “Je veux que des jeunes femmes puissent aller au restaurant à Saint-Pierre le soir et en sortir sans s'inquiéter”, lance-t-il, faisant de la sécurité un marqueur de sa campagne.
Une candidature sans étiquette et sans parti
Pour autant, Jean Gaël Anda revendique une démarche indépendante. “Je n'ai pas le soutien du RN même si je ne porte pas de regard méprisant sur les personnes qui votent pour le RN”, martèle-t-il, tout en reconnaissant avoir eu des “discussions comme avec d'autres” dont Jonathan Rivière, référent RN pour les municipales, ou encore Jean-Jacques Morel, délégué départemental du parti à La Réunion.
“Par contre, la France Insoumise m'effraie. Quand on voit le leader de ce parti dire qu'il faut désarmer la police, c'est effrayant”, lance-t-il en référence aux déclarations de Mathilde Panot concernant la police municipale.
"Il n'y a pas d'héritage en politique"
Ancien adjoint de Michel Fontaine jusqu’en 2010, Jean Gaël Anda avait ensuite choisi de tracer sa propre voie. Après deux candidatures, il estime que le contexte joue désormais en sa faveur. “Cette fois, c'est la bonne. Comme le disait un poids lourd de la politique locale, on reconnaît sa valeur à la qualité de ses ennemis.”
Il rend ainsi hommage à Michel Fontaine, tout en refusant de s’inscrire dans une continuité assumée. “Il n'y a pas d'héritage en politique. Il faut parvenir à conquérir le cœur des gens, il faut se battre pour ça.”


