Saint-Philippe : Deuxième rencontre des "journées de l'espoir" à Saint-Philippe
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Le samedi 27 juin 2015, se déroulera, sur la commune de Saint-Philippe, la deuxième rencontre des chantiers d'espoir.
Ces chantiers d'espoir sont le résultat d'un appel à changer la manière de faire de la politique, en faisant confiance à l'expertise citoyenne pour résoudre les différents problèmes de la vie quotidienne.
Ces chantiers s'inscrivent dans une volonté de dépasser les clivages partisans tout en ancrant fermement sa volonté de proposer une alternative à la ligne politique et idéologique actuelle, qui consiste à dire que rien ne peut changer et que l'austérité, les inégalités et la souffrance, qui provoquent dans de très nombreuses familles le chômage de masse, sont des maux nécessaires au retour à une période faste, à laquelle, désormais, plus personne ne croit.
Face au fatalisme du « il n'y a pas d'autres alternatives » d'une classe politique qui semble en total décalage avec la réalité quotidienne, il est de notre responsabilité, de notre devoir, nous citoyens de tout bord et de tout horizon, nous parents, jeunes, majeurs, travailleurs, précaires, chômeurs, d'agir ensemble dans la concertation et dans la fermeté et la rigueur nécessaires en ces temps difficiles, afin de pouvoir offrir à ceux qui nous succéderont, à nos générations futures, autre chose qu'un monde ruiné de n'avoir pas pu nous accordés sur l'essentiel.
Combattre le fatalisme de cette même classe politique qui traque les chômeurs d'un coté tout en encourageant, de l'autre, au nom de la sacro-sainte libre concurrence, l'évasion fiscale, les délocalisations et la destruction de l'environnement, accentuant un peu plus chaque jour leurs dégâts.
Face au déterminisme du « rien ne peut changer », dans lequel une partie de la classe politique française et réunionnaise se sont réfugiées, par contrainte ou par stratégie, les chantiers d'espoir ouvrent une séquence nouvelle.
Cette nouvelle séquence repose sur 2 principes :
- Le premier élément est la recherche de solutions concrètes pour agir maintenant afin de mieux préparer demain. Ce que la loi n'interdit pas doit être mis à profit pour faire émerger une nouvelle forme de communauté politique à toutes les échelles, de la rue au quartier, jardin partagé et biologique, lutte contre le gaspillage alimentaire, l'autonomie énergétique individuelle, accès à une meilleure alimentation, l'ouverture à d'autres voies d'insertion et d'émancipations professionnelles... Bref, développer une alternative où l'humain trouverait enfin toute sa place.
- Le second principe, permettre, à plus ou moins long terme, l'émergence d'une nouvelle organisation politique, d'une république sociale, solidaire et écologique dans laquelle le droit ne sera plus dominé par les principes financiers mais par la recherche de la sauvegarde des intérêts de la communauté politique et humaine. Cette nouvelle organisation politique passe par une amélioration de la pratique démocratique, à tous les échelons de la société, public comme privé, pour plus de transparence, pour un « contre pouvoir » citoyen constructif et fédérateur prenant en compte les intérêts du plus grand nombre dans un esprit coopératif et collaboratif. Les enjeux sont de taille car nous avons tous rendez-vous avec l'Histoire. Cette Histoire sera plurielle car comme le disait Victor Hugo, « Rien n'est plus puissante qu'une idée dont le temps est venu ».


