Saint-Joseph : Patrick Lebreton bénéficie de la protection fonctionnelle après des injures en ligne

Avant d’aborder les 91 dossiers inscrits à l’ordre du jour, dont le vote du budget primitif 2025, le conseil municipal de Saint-Joseph a pris acte de l’octroi de la protection fonctionnelle accordée au maire Patrick Lebreton.
Ce dernier a en effet déposé plainte pour injures à l’encontre d’une personne dépositaire de l’autorité publique, à la suite d’un live diffusé le 9 mars 2025 par Thierry Robert, intitulé "La victoire du bien sur le mal". Durant cette diffusion en ligne, un internaute aurait publié des propos susceptibles d’être pénalement qualifiés d’injures, de menaces ou d’outrages, comme l’a précisé Rose-André Mussard, deuxième adjointe et présidente de séance ce jour-là. Patrick Lebreton s’étant déporté pour éviter tout conflit d’intérêts, n’a pas assisté au premier conseil municipal donné.
Le contenu litigieux a lui depuis été supprimé.
“Si on est attaqué, nos avocats nous recommandent de ne pas nous laisser faire. C'est un peu trop facile aujourd'hui de se faire attaquer", a réagi sans s'attarder le maire.
Un budget 2025 sous contrainte mais équilibré
Revenu à sa place pour la suite des débats, Patrick Lebreton a présenté un budget primitif 2025. Un budget qui trouve un équilibre à 103 millions d'euros “plus que difficilement”, reconnait Patrick Lebreton. Le report de l'exercice 2024 vient supporter des finances mises à mal par la baisse des dotations de l'État et notamment la baisse des crédits en ce qui concerne les contrats aidés. "On est à moins 17% au moment où l'on parle”.
Malgré ce contexte, la commune parvient à maintenir un niveau d’investissement à hauteur de 38 millions d’euros. Plusieurs études seront lancées cette année pour la création d’aires de jeux dans les quartiers de Matouta, Langevin, Butor ou encore Carrosse. Sont également prévus des aménagements de voirie et la réhabilitation de l’église du centre-ville.
Les dépenses de fonctionnement, en hausse de 4 %, atteignent plus de 64 millions d’euros, dont 52 % concernent les charges de personnel.
“De nombreux facteurs externes viennent mécaniquement augmenter nos dépenses sans que nous puissions les maîtriser", fait état le maire qui pense notamment à la hausse des cotisations à la Caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales (CNRACL).
Relations intercommunales : un apaisement avec la CASUD
Sur le plan intercommunal, le conseil municipal a voté une convention de gestion relative à l’aménagement de la ZAE Les Terrass, marquant l’apaisement des relations avec la CASUD. Le dossier avait cristallisé, par le passé, de nombreuses tensions entre les deux collectivités, allant jusqu’à un contentieux devant le tribunal administratif.
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"Avant, on nous proposait une espèce d'usine à gaz, semble-t-il par l’intermédiaire du DGS de la CASUD. Aujourd’hui, nous sommes enfin à notre place et nous travaillons ensemble", a conclu Patrick Lebreton, saluant une évolution constructive dans les échanges avec Jacquet Hoarau, nouveau président de l’intercommunalité.


