Saint-Benoît va se doter d'un Centre de supervision urbaine pour renforcer la sécurité

Réuni mercredi, le conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD) a validé plusieurs orientations pour les années à venir. Parmi les principales annonces figure la création d'un centre de supervision urbaine et le renforcement de la lutte contre le narcotrafic.
La Ville de Saint-Benoît poursuit le renforcement de ses dispositifs de sécurité. Réuni mercredi sous la présidence du maire Patrice Selly, le conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD) a dressé le bilan des actions menées en 2025 et présenté les priorités retenues pour les prochaines années.
Parmi les annonces majeures figure la création d'un centre de supervision urbaine (CSU). Installé dans les locaux de la police municipale, cet équipement doit permettre de centraliser l'exploitation des images de vidéoprotection et d'améliorer la coordination des interventions sur le terrain. Les travaux devraient démarrer fin 2026 pour une mise en service prévue au premier semestre 2027.
Davantage de caméras sur le territoire
La municipalité entend également poursuivre le développement de la vidéoprotection. Dix-neuf caméras sont actuellement en service sur la commune, dont dix installées au cours de l'année 2025.
Une nouvelle phase de déploiement est prévue en 2026 avec l'installation de douze équipements supplémentaires, notamment le long du futur tracé du Transport en commun en site propre (TCSP).
Pour la Ville, ce maillage doit contribuer à prévenir les actes de délinquance, faciliter les enquêtes et renforcer le sentiment de sécurité des habitants.
Le narcotrafic devient une priorité
Si les violences urbaines ne figurent plus parmi les principales préoccupations relevées par les forces de l'ordre, d'autres phénomènes inquiètent davantage les autorités.
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Les atteintes aux personnes ont progressé de 30 % en 2025, avec 855 faits recensés par la gendarmerie. Dans le même temps, les trafics de stupéfiants concentrent une part importante des efforts déployés par les services de sécurité.
Des opérations conjointes entre la gendarmerie et la police municipale continueront d'être menées, notamment dans les quartiers de Bras-Fusil, Fragrance et Europe, où des opérations anti-bandes sont régulièrement organisées.
Une attention particulière portée aux mineurs
La prévention de la délinquance des mineurs demeure également un axe fort de la politique municipale. Les partenaires du CLSPD ont notamment évoqué les situations de décrochage scolaire, d'errance et de marginalisation pouvant favoriser le passage à l'acte.
La question de la responsabilité parentale a aussi été abordée. Le maire Patrice Selly a rappelé que différents dispositifs pouvaient être mobilisés lorsque des troubles répétés à l'ordre public sont constatés, notamment à l'encontre de familles jugées défaillantes.
Des effectifs renforcés pour plus de sécurité
La Ville souligne également avoir recruté quatre policiers municipaux supplémentaires en 2025. Les effectifs atteignent désormais 20 agents.
En parallèle, un service dédié à la médiation sociale a été créé avec le recrutement de six médiateurs et d'un coordinateur. La municipalité défend ainsi une approche associant prévention, accompagnement des familles et fermeté face aux actes de délinquance.
Selon les chiffres présentés lors du CLSPD, la gendarmerie a enregistré 1.846 délits en 2025, soit une hausse de 6,4 % sur un an. En revanche, les atteintes aux biens ont reculé de 11 % et les cambriolages de 22 %.


