Saint-Benoît : le meurtrier présumé déféré au palais de justice ce mardi

Le Bénédictin, suspect numéro 1 dans le meurtre perpétré dans le quartier de Bras Fusil dimanche, était toujours en garde à vue ce lundi soir. Il devrait être déféré ce mardi devant le parquet de Saint-Denis. Un autre individu, présent à ses côtés, pourrait le rejoindre.
Les tensions se sont apaisées à Saint-Benoît où des échauffourées ont éclaté dimanche en marge de la mort d’un jeune homme, poignardé en pleine rue. La scène se déroule aux environs de 13 heures dans le quartier sensible de Bras Fusil. Des témoins croisent un jeune homme, issu de la communauté mahoraise, qui titube en tenant sa gorge ensanglantée. Il vient d’avoir un différend avec deux rivaux du même quartier que lui. Sur fond d’alcool et de règlement de comptes, le face-à-face a viré au drame. L’un de ses agresseurs, armé d’un couteau, lui a tranché la gorge avant de prendre la fuite.
Très vite, la victime est prise en charge et transférée dans un établissement hospitalier où elle décède peu de temps après. « 12Pac », c’est son alias, était bien connu de la justice puisqu’il était sorti il y a peu de prison. Il n’est d’ailleurs pas le seul à disposer d’un casier judiciaire puisque son meurtrier, alors en fuite, a, lui aussi, un CV éloquent.
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La famille du meurtrier présumé exfiltrée
Pendant ce temps, à Bras Fusil, les gendarmes sont vite confrontés à la colère d’un important groupe d’individus qui entendent se faire justice eux-même sous le coup de l’émotion. Les forces de l’ordre sont prises à partie alors qu’ils cherchent à exfiltrer la compagne et les enfants du Bénédictin, principal mis en cause. Une foule importante, composée d’au moins 200 personnes, envoie une pluie de galets sur les militaires et leurs véhicules.
Pour se dégager et mettre à l’abri les proches du suspect, les forces de l’ordre procèdent à des tirs de grenades lacrymogènes. La famille a finalement été placée au sein d’une structure d’accueil d’urgence, en attendant sans doute de leur trouver une solution d’hébergement pérenne, ailleurs qu’à Bras Fusil. Il est impensable pour eux de remettre les pieds dans leur appartement, d’autant que celui-ci a été pris pour cible et sérieusement endommagé par les assaillants, dans le courant de la journée de dimanche.
Des galets, des haches et des barres de fer
Un peu plus tard, les gendarmes étaient de retour en nombre dans le quartier où le drame s’est noué. Il s’agissait pour eux de sécuriser un véhicule abandonné à la hâte dans une cour d’immeuble. Dans l’ambiance explosive qui règne alors, ils font face à une foule hostile qui cherche à en découdre. Plusieurs véhicules de gendarmerie sont caillassés avec des galets, mais également à coups de hache et de barre de fer. Lors des affrontements, quatre militaires sont blessés aux membres inférieurs.
Au plus fort de la journée, près de 50 gendarmes ont été engagés sur le terrain, entre les opérations de maintien de l’ordre, les constatations de police technique et scientifique et les investigations liées à la résolution de l’enquête criminelle.


