Saint-André : un nouveau pont pour Bois-Rouge

Le GIP de Bois-Rouge va lancer en septembre un chantier attendu de longue date : la construction d’un nouvel ouvrage d’art au-dessus de la rivière Saint-Jean pour desservir la zone industrielle.
S’il fait partie du paysage, le petit pont qui permet d’enjamber la rivière Saint-Jean pour rejoindre la zone industrielle de Bois-Rouge est aussi depuis longtemps devenu obsolète, ne permettant pas à deux véhicules de se croiser avec une visibilité limitée de surcroît.
L’ouvrage d’art est pourtant essentiel. Ce franchissement constitue un axe stratégique pour le transport agricole et industriel de l’Est.
Chaque année, des centaines de tracteurs et de camions empruntent le pont existant pour desservir l’usine de Bois-Rouge, la centrale thermique d’Albioma et la plateforme de déchets dangereux gérée par Suez (environ 5 000 tonnes traitées par an).
Un pont qui nécessite des réparations récurrentes : 300 000 euros ont été engagés il y a quelques années en urgence pour éviter son effondrement. « Un pont à cheval entre deux communes et deux intercommunalités », a rappelé Jean-Marc Péquin, premier adjoint de Saint-André et président du Groupement d’intérêt public (GIP) de Bois-Rouge, ce vendredi, lors de la présentation du projet de construction d’un nouvel ouvrage d’art.


Un pont plus large et sécurisé
Le futur pont, à poutrelles enrobées, sera construit côté montagne, légèrement en amont de l’ouvrage actuel. Long de 25 mètres et large de 13 mètres, il permettra une circulation en double sens. Une voie douce pour piétons et cyclistes y sera intégrée, « en lien avec le projet de sentier littoral porté par la Cirest ». Des aménagements pour protéger la berge sont également prévus.
Le coût total est estimé à 4,5 millions d’euros. Le financement est assuré à 85 % par l’Europe via le Feder, le reste étant pris en charge par la Ville, la Région et la Cirest. La maîtrise d’ouvrage est confiée au GIP de Bois-Rouge. Le chantier doit débuter en septembre pour une durée de dix mois.
L’ancien pont sera conservé, plusieurs réseaux passant encore par celui-ci.

Un enjeu de développement
Pour le maire Joé Bédier, ce projet répond à une nécessité : « L’ancien pont est devenu obsolète et inadapté. À chaque défaillance, les camions doivent contourner par le secteur de Cambuston, près du collège et des habitations. C’est un danger pour les marmailles et les riverains. »
L’élu voit également dans cet investissement « un levier pour recalibrer la croissance et accélérer l’attractivité de Saint-André ». La commune prévoit en effet d’aménager 20 hectares de zones économiques supplémentaires sur la zone dans son Plan local d’urbanisme (PLU), dont 5 hectares mobilisables rapidement. L’avis favorable de la Commission départementale de la nature, des paysages et des sites (CDNPS) a déjà été rendu sur le PLU, qui doit être validé en décembre 2025.
Pour des questions « pratiques et de logistique », la Distillerie de Savanna va également déménager ses bâtiments administratifs et sa boutique touristique sur une surface de 3 ha identifiée dans le futur PLU.
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Un chantier sous contraintes environnementales
La construction se fera en bordure de rivière, dans un milieu où vit une faune protégée. « Ce n’est pas simple, mais les efforts conjugués permettront d’aboutir à un ouvrage sécurisé », assure Jean-Marc Péquin.
À terme, le pont sera transféré à la Région pour assurer son entretien.


