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Saint-André : estimant qu'un café lui est dû, il insiste, s'énerve et finit en prison

Ecrit par Régis Labrousse – le mardi 13 mai 2025 à 10H19

Un jeune homme comparaissait ce lundi 12 mai devant le tribunal judiciaire de Saint-Denis pour des faits de violences et d'outrage envers les forces de l'ordre. Il lui était également reproché des faits de menaces envers le personnel d'une boulangerie.

Force est de constater que Emerick M. a la rancune tenace. Ce lundi, à la barre du tribunal dans le cadre de sa comparution immédiate, il confirme qu'il est revenu dans cette boulangerie le 10 mai dernier à Saint-André pour avoir des explications avec les gérants. La raison : il veut savoir pourquoi, en 2024, il avait fini en garde à vue alors que les gérants avaient appelé la police suite à un différent. Le hic, c'est qu'une fois encore, il s'est énervé, mais que cette fois, il risque de finir en prison.

Ce 10 mai, tandis qu'il demande à voir les gérants de la boulangerie, il s'agace. D'agacement en énervement, il sort un petit couteau et se montre menaçant. N'arrivant pas ses fins, il finit par demander un café, mais à titre gracieux en guise de dédommagement. Cela aurait pu s'arrêter là mais un client, présent au moment des faits, décide d'intervenir à la vue du couteau. Il le maîtrise par une clé de bras, l'emmène au sol et le désarme avant de le faire sortir. Il s'agissait d'un agent pénitentiaire en vacances à La Réunion qui, voyant le stress et la peur des employés, a fait honneur à sa profession.

Cette fois, la police intervient et l'interpelle

Afin d'apaiser les tensions, l'agent pénitentiaire offre même un café au jeune homme, pensant qu'il allait partir et lâcher l'affaire. Raté. Emerick M. revient dans la boulangerie et continue son manège. Cette fois, la police intervient et l'interpelle. Ils constatent qu'il est fortement alcoolisé et décident de lui faire subir une visite médicale afin de pouvoir le placer en garde à vue. Pour ne rien gâcher de sa prestation du jour, il ne se montre pas coopérant. Tout y passe, insultes, crachat et violences envers les forces de l'ordre. Cette fois, il ne sort pas de garde à vue et finit devant le tribunal.

S'il reconnaît une partie des faits, il minimise au maximum. Particulièrement nonchalant à la barre, il frôle l'insolence, jetant au président un "veuillez poursuivre", lorsqu'il n'est pas d'accord avec lui. Selon lui, il n'a pas été violent envers la police, il s'est simplement débattu : "Ils m’ont plaqué au sol et se sont appuyés sur moi. J’ai voulu me débattre, ce n’était pas mon intention de les toucher", se défend-il.

Fort de deux mentions à son casier pour des faits identiques, cette fois il n'échappe pas à la prison. En effet, le tribunal le condamne à la peine de 8 mois de prison, révoque un sursis précédent à hauteur de 3 mois et prononce son incarcération pour effectuer sa peine.

Etiquettes : Agression | Saint-André

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