Saint-André : après de nouvelles nuisances au Domaine Palssade, les voisins menacent de “tout boucher”

Après avoir bloqué le chemin d’accès début octobre au Domaine Palssade, bloquant un mariage et ses invités, les voisins du Domaine ont failli réitérer l’opération récemment lors d’une nouvelle réception. Ils ont de nouveau écrit aux autorités et préviennent qu’en cas de nouvelles nuisances, ils bloqueront cette fois totalement l’accès.
Le courrier, envoyé fin octobre, a été expédié en trois exemplaires avec accusé de réception à la procureure de la République de Saint-Denis, au préfet et au maire de Saint-André.
Un énième courrier qui s’ajoute à une volumineuse pile de lettres envoyées par les deux camps dans ce conflit de voisinage qui s’enlise et se tend d’année en année... Jusqu'à l'explosion ?
Les voisins sortent le tracteur
Voisin du Domaine Palssade, qui héberge notamment une ferme pédagogique et organise diverses manifestations, l’un des plaignants évoque dans son courrier une « situation devenue insoutenable pour moi et ma famille depuis maintenant 14 ans ».
Selon lui et d’autres habitants, la journée du dimanche 26 octobre a de nouveau failli tourner à l’affrontement après une réception qualifiée de bruyante.
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« À un moment donné c'était trop fort, on a pris le tracteur pour boucher le chemin. Mais quand il a vu le tracteur, il a coupé de suite la musique. On a fait demi-tour, mais quand on est revenus, la musique a recommencé. Ça durait depuis le matin vers 8 heures et ça a duré toute la journée, avec un animateur qui criait dans le micro », raconte un voisin, frère de l’auteur du courrier.
Dans sa lettre, ce dernier évoque un « état de stress permanent, privés de tranquillité et de sommeil, alors même que nous occupons notre habitation depuis plus de 60 ans ».

Un jugement déjà prononcé
Les riverains rappellent un jugement d’octobre 2018 « qui implique qu’il ne fasse plus ce genre de festivités ». Le propriétaire avait alors été condamné « à cesser ses nuisances sous astreinte de 500 euros par nuisance constatée par tout moyen ».
Ils disent désormais attendre des autorités « qu’elles fassent arrêter ces nuisances et fassent respecter le jugement ».
À défaut, préviennent-ils, ils envisagent « de boucher définitivement le chemin » lors de la prochaine nuisance “si la justice et les autorités ne rétablissent pas la tranquillité du voisinage ».
“De la méchanceté pure”
Nous avons tenté sans succès de joindre le propriétaire du Domaine. Dans un précédent article, Daniel Vee contestait les accusations de nuisances.
« J’ai un rapport acoustique qui dit qu’à 40 mètres de ma salle je suis à 50 décibels et la première maison est à 250 mètres à vol d’oiseau, c’est de la méchanceté pure et simple », assurait-il alors.
À propos des événements organisés sur place, il déclarait ne plus accueillir de mariages « depuis 2019 », tout en précisant : « Rien ne m’interdit de le faire. J’ai un jugement qui ne me l’interdit pas, mais j’ai préféré arrêter de moi-même. Je paierai 500 euros d’astreinte au moment où je fais des tapages nocturnes constatés, mais il faut un appareil de mesure. Je ne fais plus rien de nocturne, j’ai le droit de travailler le jour ».

Il évoquait également des « agressions » à son encontre.
Une querelle figée, un terrain miné
Contactée, la mairie rappelle que la construction du Domaine a été réalisée à l'époque de l'ancienne mandature et renvoie la balle vers les autorités pour mettre fin au conflit en réponse aux nombreuses plaintes à la police et au procureur déposées par les voisins.
Entre procédures, courriers et échanges de reproches, chacun campe sur ses positions. Sur ce bout de chemin, le dialogue semble bouché autant que la route pourrait l’être lors de la prochaine “nuisance”.


