Revenir à la rubrique : Faits divers

Saint-Paul : airsoft en main, il mime un tir devant les gendarmes

Ecrit par L.C – le lundi 27 juillet 2026 à 18H07

Un Saint-Paulois devait répondre de plusieurs faits devant la justice pour, entre autres, des violences et des menaces de mort. Interpellé par les gendarmes, il se baladait avec un pistolet airsoft dans les rues.

Frédéric H. s'avance à la barre en riant. L'homme, âgé d'une cinquantaine d'années, ne semble pas comprendre les "enjeux en cours", comme l'explique son avocate. Pour cause, il est actuellement sous tutelle. Un psychiatre a pourtant déterminé qu'il était éligible à un procès.

Le quinquagénaire s'est fait interpeller à Saint-Paul, samedi 25 juillet, alors qu'il se baladait dans la rue, une arme à la main. Un airsoft (réplique d'arme à feu chargée de billes). Il pointe la réplique vers les gendarmes et fait mine de tirer. Face à cette situation, les militaires sont contraints de réagir.

Sur le moment, rien ne permet de discerner qu'il s'agit d'une arme factice. D'après le procès-verbal, l'homme est mis "hors d'état de nuire". Pendant cette interpellation, plusieurs gendarmes sont blessés.

Menaces de mort et vol dans une habitation

Peu après, les forces de l'ordre identifient Frédéric H. comme l'auteur présumé d'un vol dans une habitation. Au grand étonnement du propriétaire des lieux, l'individu s'est seulement emparé de son pistolet airsoft, ignorant l'argent et les objets de valeur.

On découvre aussi que l'individu menace régulièrement des agents bancaires de La Poste : des menaces de mort ont été proférées et des dégradations matérielles commises. L'homme fait savoir, par la voix de son avocate, qu'il souhaite disposer d'un délai légal pour être jugé.

Le ministère public souhaite le maintien en détention de l'individu en attendant le nouveau procès. Il explique que c'est pour éviter la récidive et motive cette demande par le passif judiciaire de Frédéric H.

La défense s'interroge sur l'expertise psychiatrique effectuée pour son client, qui devait déterminer s'il est apte à être jugé. En effet, depuis le début de l'audience, l'homme est totalement ailleurs. Après délibération, le tribunal décide du maintien en détention. Le procès est fixé au 31 août.

Etiquettes : Gendarme | PU1 | Saint-Paul | Tribunal

Dans la même rubrique

0💬
Tri :