Navires sri-lankais au Port : l'État débloque un million d'euros pour leur déconstruction

Un million d'euros débloqués, une plateforme technique dédiée et un calendrier désormais fixé : après des années d'attente au Grand Port Maritime, la déconstruction des dix navires sri-lankais abandonnés est enfin sur les rails. L'État prendra intégralement en charge ce chantier complexe dont les premières opérations de démantèlement débuteront d'ici la fin de l'année 2026.
Dix navires de pêche en provenance du Sri Lanka, ayant servi au transport de demandeurs d'asile entre 2018 et 2023, sont actuellement entreposés sur un terrain du Grand Port Maritime (GPM) à La Réunion. Considérés comme légalement abandonnés à la suite d'une procédure de déchéance de propriété engagée par les services de l'État, ces bateaux ne peuvent être ni revendus ni réutilisés en raison de la présence de matériaux dangereux comme le plomb et l'amiante.

Un financement intégral par le Fonds vert
Un arbitrage décisif est intervenu en novembre 2025, lorsque l'État a confirmé le principe d'un financement intégral de l'opération de déconstruction. Un montant d'un million d'euros a été attribué à ce dossier via le Fonds vert du ministère de la Transition écologique.
Cette prise en charge financière répond aux contraintes techniques du chantier. La déconstruction nécessite en effet la création d'une plateforme dédiée répondant aux normes des Installations Classées pour la Protection de l'Environnement (ICPE) afin d'éviter toute infiltration de résidus toxiques dans les sols et les eaux environnantes. Concernant la phase de transition, les services de l'État précisent qu'aucun coût spécifique lié au stockage n'a été engagé jusqu'ici, les navires reposant sur le domaine foncier du Grand Port Maritime.
Démarrage des opérations prévu pour la fin 2026
La préfecture indique que les négociations avec l'entreprise privée chargée d'exécuter la déconstruction sont actuellement en cours de finalisation.
Sous réserve de la conclusion rapide de ces négociations, le calendrier prévoit l'aménagement de la plateforme technique de déconstruction au cours du second semestre 2026. Le démantèlement effectif des premiers navires doit quant à lui s'engager d'ici la fin de l'année 2026, mettant un terme à la présence de ces épaves sur le site portuaire.


