Baisse des dotations des fonds européens : Huguette Bello demande au gouvernement de défendre l’avenir des RUP

La présidente de Région s’est entretenue avec les ministres Naïma Moutchou et Benjamin Haddad au sujet des négociations en cours sur le paquet de simplification législative que l’Europe entend faire adopter pour les RUP et qui pourrait coûter cher à La Réunion.
« Omnibus », c’est le nom d’un projet européen dont Huguette Bello craint qu’il ne retire aux régions ultra périphériques (RUP) leur pouvoir de gestion des fonds européens qui sont attribués à ces îles françaises, espagnoles ou portugaises qui, par leur éloignement du continent et leurs spécificités, bénéficient de compensations ou d’aides spécifiques.
Le 24 juillet dernier, la présidente de Région Réunion a participé avec ses collègues des RUP françaises à une réunion en visioconférence avec Naïma Moutchou, ministre des Outre-mer, et Benjamin Haddad, ministre délégué chargé de l'Europe. Cet échange, organisé dans le prolongement de la réunion du 12 juin dernier à Bayonne entre les RUP et leurs Etats membres, avait pour axe majeur le sujet de la prise en compte des demandes des RUP dans les négociations budgétaires que mène l'Europe pour 2028-2034.
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Le paquet de simplification législative pour les RUP, dit « Omnibus », prévoit des dotations budgétaires maintenues, a assuré Naïma Moutchou, sans plus de précision. Quand Huguette Bello et les autres partenaires des RUP entendent obtenir une hausse des aides visant à compenser l’inflation galopante, réclamant surtout d’être confirmés comme véritable autorité de gestion de ces fonds, avec un champ d’intervention au moins équivalent à celui qui est en place depuis plusieurs années à La Réunion.
Pour une meilleure prise en compte des besoins des RUP
Huguette Bello a aussi plaidé pour une confirmation chiffrée du budget du programme POSEI, pour une dotation suffisante pour la pêche ou encore une éligibilité claire aux mécanismes d’interconnexion européen pour soutenir les investissements nécessaires à La Réunion concernant les transports ferroviaires et les infrastructures énergétiques.
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La présidente a réaffirmé les demandes de La Réunion pour obtenir pour les RUP des adaptations et des exemptions concernant l’application du mécanisme carbone aux frontières (MACF), le système d'échange de quotas d'émission pour le transport aérien et maritime, la simplification des fonds pour la pêche, ainsi que des corrections législatives pour que La Réunion soit réellement prise en compte par les instruments européens qui soutiennent, partout ailleurs en Europe, les transports, l’énergie et l’industrie du cinéma.


