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Violences conjugales : une jeune femme fait une fausse couche, son compagnon condamné

Ecrit par L.C – le mardi 28 juillet 2026 à 07H26

Des gifles, coups de pied et de poing... Un Dionysien était jugé pour avoir, par deux fois, levé la main sur sa compagne. 48 heures après le deuxième épisode de violences, la victime a fait une fausse couche.

Noah A. est soupçonné d'avoir commis des violences conjugales sur sa compagne à deux reprises. Les premiers faits remontent à mai dernier. La police est appelée pour une agression près d'un arrêt de bus, à Commune Primat. Sur place, Noah A. est interpellé, ivre. Il s'avère que lors d'une dispute avec sa compagne, il l'a giflée. Le motif de sa colère ? Il l'aurait vue dans une vidéo discuter avec un autre homme.

Sur place, un témoin confirme ces faits. Placé sous contrôle judiciaire, Noah A. devait être présenté au tribunal en novembre prochain. Mais entre-temps, une nouvelle altercation et de nouveaux coups ont été portés à la victime.

Il la frappe alors qu'elle est enceinte

En juillet, les policiers reçoivent la plainte de madame. Après deux auscultations, elle reçoit une ITT de 15 jours. Les faits sont les suivants : le soir du 14 juillet, après avoir pris le bus pour rentrer des festivités, une dispute éclate au sein du couple.

La jeune femme avait fait un voyage à Maurice pour se prendre des vacances. Toutefois, Noah A. l'accuse de l'avoir trompé pendant ce voyage. Ainsi, il s'est présenté à leur domicile commun, la réveillant à coups de pied dans le dos. Dans sa colère (et son ivresse manifeste), il la gifle à nouveau et lui assène un violent coup de poing dans le ventre.

Or, la jeune femme, âgée d'à peine 24 ans, est enceinte. Deux jours après les violences, elle fait une fausse couche.

"Vous saviez qu'elle était enceinte ?" - "Non."

Si les médecins ne peuvent pas assurer à 100 % que la fausse couche est due à ces violences, la présence de saignements privilégie cependant fortement cette piste. L'avocate de madame lui demande si "vous saviez qu'elle était enceinte?". Du tac au tac, l'homme répond simplement "Non".

Dans sa plaidoirie, l'avocate de la partie civile déplore les mensonges de Noah A. Elle ressort une audition où l'homme reconnaît effectivement qu'il savait que sa compagne était enceinte de lui. S'il a un doute sur la paternité, l'avocate balaye cette hypothèse grâce aux dates du voyage à Maurice. "Il l'a tapée suffisamment fort que 48 heures plus tard, elle fait une fausse couche", déplore la robe noire.

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La procureure va dans son sens, rappelant ironiquement que Noah A. a réussi l'exploit de faire deux gardes à vue en un temps record concernant une même victime. Elle déplore que l'homme minimise les faits qu'on lui reproche et rappelle qu'il est jugé en récidive pour avoir été condamné en 2024 pour des faits de violences. Elle requiert une peine de 24 mois d'emprisonnement, dont 6 mois avec sursis probatoire.

L'avocate de la défense déplore un quantum trop élevé, rappelant que son client n'a jamais été en détention. Bien que son client soit sans domicile fixe, la robe noire précise qu'il a monté une association pour venir en aide aux personnes de son quartier.

Le tribunal a tranché, condamnant Noah A. à deux ans d'emprisonnement.

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