Réveillé par les pompiers venus le secourir, il les agresse violemment

Ce dimanche, il est 23 h 40 lorsque la police intervient pour venir en aide aux pompiers qui sont pris à partie par un individu. L'homme était sans connaissance au volant de sa voiture près de la station Engen de Bois-de-Nèfles, selon les témoins. Dès leur arrivée, les secouristes entrent en contact avec l'homme qui se réveille brutalement et les prend à partie. Un témoin ajoutera qu'il paraissait déboussolé. Loin d'être inanimé, il était en fait en train de dormir profondément suite à une soirée vraiment très alcoolisée. S'ensuivent insultes et tentatives de coups sur les pompiers qui demandent le renfort de la police. À l'arrivée des fonctionnaires de police, le deuxième round débute.
L'homme refuse de se laisser interpeller et profère des insultes. Il est tellement violent qu'il blesse, en se débattant, deux policiers qui auront chacun six jours d'ITT. Lui-même blessé, il obtient trois jours d'ITT et une dent en moins. L'homme insiste lors de son transfert en crachant sur les policiers dans la voiture l'emmenant en garde à vue. "Il regrette, mais il a subi les conséquences de ses actes", reconnait son avocate lors de l'audience de comparution immédiate. En effet, l'homme apparait très calme et réservé à la barre : "On dirait une autre personne", admet un pompier, témoignant de la violence de l'intervention. Il insiste auprès de la présidente sur "le déchainement de violence" ainsi que sur le "traumatisme important" qui en découle.
Même son de cloche pour la partie civile représentée par Me Guillaume Motos : "Ce sont des pompiers volontaires, des gens qui donnent de leur temps pour le bien du collectif et pour sauver les autres. Ils méritent qu’on les protège et qu'on les respecte", assène la robe noire. Pour le parquet, "ces faits sont particulièrement inacceptables. Il n'y a pas eu de violences policières comme il le prétend, mais une force adaptée à son comportement violent", fustige la magistrate qui requiert une peine de 12 mois de prison dont quatre mois de sursis probatoire ainsi que le maintien en détention.
"Les faits d'outrages et de violences sont inacceptables", répond la défense. "La violence qui lui est reprochée est un crachat. Il n'y a pas de violence directe, pas de coups portés. Il n'y a aucune mention pour violence sur son casier judiciaire. Il a un problème d'alcool, mais il est inséré. Je vous demande de ne pas le placer en détention, mais sous bracelet électronique", plaide la défense. Après délibération, le tribunal prononce une peine de douze mois ferme dont six avec sursis probatoire et aménage la partie ferme sous forme d’un bracelet électronique.


