Réserve marine : 233 PV dressés en 2010

Présence d'animaux domestiques dans la Réserve naturelle marine, infractions à la navigation des engins nautiques et des embarcations et intrusions dans les zones de protection intégrale, le podium des trois infractions les plus fréquentes sur l'année 2010 est connu. Dans son rapport d'activités, l'équipe de la Réserve met à jour un tableau toujours aussi inquiétant dans le comportement des usagers de la mer, qu'ils soient simples baigneurs ou professionnels de la pêche.
"La marche sur les coraux devra faire l’objet d’une surveillance particulière dans les années à venir", prévoit l'équipe du GIP, "quitte à redéfinir les zones de pêche à pieds pour interdire l’accès à la barrière récifale". Toutefois, la Réserve marine reconnaît que la tâche est difficile : "l’exercice de la police de l’environnement, c’est une infraction difficile à prouver" malgré l’assermentation de quatre gardes.
La rentabilité de la pêche sous-marine reste attractive malgré son interdiction
A ce titre, 2010 est la première année pendant laquelle la mission de police a été exercée pleinement rappelle la Réserve.
Ainsi, 233 procès-verbaux ont été dressés par ces mêmes gardes. Ces PV se divisent en deux : 131 concernant des infractions et 102 procès-verbaux d’appréhension pour le matériel utilisé. Mais aussi quatre constats d’infraction envoyés aux services compétents. Ces constats concernent des rejets d'eau de piscine. Au total, plus de 151 personnes ont été verbalisées par les gardes de la réserve.
La pêche sous-marine en zone interdite, notamment la nuit, est l’activité la plus verbalisée, en raison de son caractère particulièrement destructeur. Elle permet des rendements élevés car les espèces diurnes se réfugient dans les cavités coralliennes et sont particulièrement faciles à capturer.
Les captures de la pêche sous-marine de nuit sont destinées à la vente. Elles constituent dans certains cas, un complément de revenus pour les personnes socialement en difficulté, reconnaît la Réserve. Une étude réalisée par l’Institut de Recherches et de Développement montre que certains pratiquants de cette activité ne sont pas prêts à l’abandonner car elle offre des revenus élevés. Parallèlement au travail de police, il y a donc nécessité d’entreprendre un travail de détection des personnes qui doivent faire l’objet d’un soutien social sous peine de voir cette activité se poursuivre, ajoute le rapport.
Les comportements étudiés à la loupe
Dans les comportements constatés, la pêche la plus pratiquée reste la pêche à la gaulette, représentant plus de 2.000 observations en 2010 (contre plus de 2.600 en 2009).
De nombreux pêcheurs pratiquent l’activité, à pied, dans le port de Saint-Gilles et de Saint-Leu. Elle peut regrouper plus de 100 pratiquants par jour lorsque les bancs de petits poissons pélagiques rentrent dans les darses. Ces poissons sont aussi la cible de pêcheurs professionnels qui viennent les capturer à l’aide d’un filet.
Un rapport réalisé par l’IFREMER a permis de valoriser les données récoltées par les gardes lors des suivis des pêcheries. Le principal enseignement est que les deux techniques qui permettent d’obtenir les meilleurs rendements de pêche sont la pêche au zourite (plus de 2,5 kg/heure/pêcheur) et la chasse sous marine de nuit (plus de 3,5 kg/heure/pêcheur). La pêche à la gaulette reste la technique la moins productive (0,25 kg/heure/pêcheur) même si elle est la plus pratiquée.
Infractions ayant fait l’objet d’une procédure en 2010 :
Principales infractions relevées dans la Réserve Naturelle Marine :



