Reptiles et NAC : les pompiers réunionnais se forment aux interventions à risque

Les sapeurs-pompiers de La Réunion renforcent leurs compétences face aux risques animaliers. Une formation spécifique consacrée aux reptiles et aux nouveaux animaux de compagnie (NAC) a récemment été organisée au profit de l’unité cynotechnique du SDIS 974, dans un contexte d’interventions de plus en plus fréquentes impliquant des animaux parfois dangereux.
Encadrée par un vétérinaire de l’École d’Application de la Sécurité Civile, en lien avec le directeur du parc zoologique de l’Étang-Salé, cette session a réuni une quinzaine de pompiers autour de techniques de capture, de contention et de manipulation d’animaux domestiques, sauvages ou exotiques.
Une partie de la formation s’est déroulée directement au parc zoologique, avec des mises en situation proches des conditions réelles d’intervention. Serpents, iguanes ou encore perroquets ont servi de supports pédagogiques. Pour Loïc Grondin, membre de l’équipe cynotechnique, l’enjeu est d’abord de gagner en maîtrise sur le terrain : « C’est bien de pouvoir manipuler ce genre de serpents pour les interventions, au moins savoir à quoi s’attendre et ne pas avoir trop d’appréhension. Plus on manipule, plus on sera à l’aise ». Une montée en puissance nécessaire, d’autant que « c’est la première équipe de stagiaires aussi nombreuses », ce qui doit permettre d’augmenter les effectifs spécialisés de l’unité.
Si la formation vise à renforcer la confiance, elle insiste aussi sur la vigilance. « Il faut toujours avoir un petit peu d’appréhension, parce que ça permet de rester concentré, surtout que ce genre d’animaux, on ne sait pas s’ils peuvent être venimeux ou avoir plein de conséquences derrière », souligne encore le pompier. Une approche partagée par Bernard Gougache, directeur du parc zoologique de La Réunion, qui rappelle le cadre de cette collaboration récente : « On a signé une convention il n’y a pas très longtemps pour pouvoir former la jeune section de capture animalière des pompiers. C’est la première séance de formation sur différentes espèces ».
Au-delà de la découverte des animaux, l’accent est mis sur la sécurité des intervenants. « On leur donne vraiment les techniques de sécurité pour ne pas se faire pincer ou mordre. Et après, il faut qu’ils manipulent », insiste Bernard Gougache, convaincu que l’expérience reste déterminante. Chaque année, une soixantaine d’interventions nécessitant l’assistance de l’unité cynotechnique est recensée à La Réunion, confirmant l’intérêt de ce type de formation face à des situations de plus en plus fréquentes et parfois sensibles.


