Réponse à Monsieur le Préfet

Les actualités régionales tentent d’expliquer le conflit EDF Séchilienne, comme une grève qui n’a pas lieu d’être car toujours en attente d’une réponse de justice, "que dans un état de droit il suffit de laisser faire la justice et d’être patient" et nous savons tous que la justice finie généralement par triompher , elle a des lenteurs pour la prononcer qui confine à l’infini, à la mesure du nombre d’avocats, de la puissance financière et du degré de financement dont on est capable.
Mais dans le fond ne trouvez-vous pas particulièrement étrange d’être obligé de parler de droit pour faire appliquer une loi. Car en faite la question que pose les grévistes est simplement de savoir pourquoi les décrets d’application de "la loi" (article 14 paragraphe 6) ! N’ont pas été appliqués ?
Alors pour tenter de sortir d’une première grève le 9 Janvier 2011, les directions formulent une demande au conseil d’état pour savoir si les décrets d’application sont applicables !!!
Monsieur le préfet, contrairement à ce que vous laisser entendre, nous n’attendons plus de réponse à cette demande nous l’avons obtenue !!! Il nous a été répondu que la demande n’est pas recevable, les mots, le vocabulaire ne conviennent pas !!! La direction a 8 jours pour la reformulée mais refuse de nous divulguer sa nouvelle version.
Voilà on est parvenu à nous faire croire que c’est notre question qui n’est pas claire, alors que c’est l’interprétation qu’en font les directions ou "qu’on n’a pas donné les documents" dit Monsieur le Préfet or il n’est question que de lois et de décrets précisant les modalités d’application, connus de tous.
On a donné encore du temps, laisser la possibilité de pouvoir s’entendre, repousser la grève au-delà des délais légaux de réponse , prévu en cas de conflit mais rien avance mauvaise volonté ou mauvaise foi ? On pousse dans les retranchements, car tout le monde a bien conscience que la décision d’une telle grève est très lourde à prendre. Les directions attendent, jouent le pourrissement et au fond disent : "tu n’oseras pas, et nous on n’appliquera pas la loi".
Mais il faut bien en final se rendre à l’évidence, le droit ne s’applique bientôt plus que si on le demande avec force et constance.
État de droit avez-vous dit ?
Un gréviste.


