Rejet d'eau douce à Sainte-Rose : un projet de "pipeline" sous-marin refait surface

Le rejet d’eau de la centrale électrique revient dans le débat public en cette période de sécheresse historique. En 2018, un projet de rivière sous-marine a fait l’objet d’une étude. Pour un coût de 300 millions d’euros, ce « pipeline » pourrait approvisionner en or bleu les régions nord-est de La Réunion.
Chaque année, la centrale hydroélectrique de Sainte-Rose déverse 190 millions de mètres cubes d’eau dans l’océan. En 2018, un projet voit le jour : celui d’une rivière sous-marine. Son objectif serait d’acheminer cette eau douce rejetée via un tuyau situé à 100 mètres de profondeur. Cette ressource serait alors acheminée en trois points : Saint-Benoît, Saint-André et Sainte-Marie.
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Ce projet, porté par la société française VIA MARINA, a fait l’objet d’une étude de préfaisabilité en 2018. Le coût d’un tel chantier est estimé à 300 millions d’euros.

Un projet aux multiples avantages
La rivière sous-marine pourrait donc assurer une livraison massive d’eau douce et renforcer la ressource en eau pour l’agriculture, avec des stations installées aux points de chute. Il suffirait alors de raccorder cette eau aux réseaux d’eaux terrestres pour permettre sa distribution.
Dans les éléments qui nous ont été transmis, on peut lire que le projet promettrait un impact moindre sur l’environnement grâce à « une consommation énergétique faible » et la non-utilisation d’une technologie complexe. Le chantier, sous réserve d’une étude de faisabilité, pourrait être estimé à cinq ans.
Pourquoi ce projet n’a-t-il pas vu le jour ?
Malgré ses promesses, le projet n’a pas été retenu à l’époque. Qu’est-ce qui a motivé ce refus ? Les autorités de 2018 ont-elles jugé ce chantier trop ambitieux ou trop coûteux sans même envisager une étude de faisabilité ?
Cette année, la situation hydrique de La Réunion s’est aggravée avec des épisodes de sécheresse de plus en plus fréquents.
L’auteur de l’étude de préfaisabilité avait contacté les autorités concernées dès 2018 pour présenter les résultats et discuter d’une potentielle étude de faisabilité. Aujourd’hui, il relance son appel en posant une question claire : est-ce que les autorités actuelles considèrent que ce projet soit absurde ? « Si tel est le cas, alors cette eau douce continuera d’être gaspillée indéfiniment. »
Ou bien le projet mérite-t-il d’être approfondi ? « L’étude de préfaisabilité a démontré sa faisabilité technique, sa durabilité écologique et sa rentabilité économique. Une étude de faisabilité pourrait ouvrir la voie à une solution durable et innovante pour répondre aux besoins en eau des Réunionnais », précise l’auteur du projet.


