"Je suis sincèrement désolé" : le patron de Tereos présente ses excuses après la polémique sur la "consanguinité capitalistique"

Au cœur d'une vive polémique à La Réunion, le directeur général de Tereos, Philippe Labro, affirme regretter que ses propos sur une supposée "consanguinité capitalistique" aient pu heurter les planteurs. Il assure que son intention n'était pas d'offenser la profession mais de défendre l'équilibre de la filière.
Le directeur général de Tereos, Philippe Labro, a présenté samedi 4 juillet ses excuses après la controverse suscitée par ses déclarations sur une éventuelle entrée des planteurs au capital des usines sucrières réunionnaises.
Dans une déclaration écrite, le dirigeant affirme être "sincèrement désolé" que l'expression "consanguinité capitalistique", employée dans une interview publiée la veille, vendredi 3 juillet, "ait pu heurter certains lecteurs". "Ce n'était évidemment pas mon intention", écrit-il.
Réactions indignées
Philippe Labro explique que ses propos visaient uniquement à rappeler "l'importance de l'équilibre entre les différents membres de l'interprofession", qu'il considère comme l'un des fondements des avancées de la filière canne-sucre.
Selon lui, une participation croisée au capital entre les différents acteurs remettrait en cause leur indépendance et pourrait "affaiblir l'interprofession", au risque de fragiliser l'ensemble de la filière.
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Ces explications interviennent après de nombreuses réactions indignées dans le monde agricole et politique réunionnais. Plusieurs responsables, dont le député La France insoumise Perceval Gaillard, avaient dénoncé des propos jugés "insultants" envers les planteurs et, plus largement, envers La Réunion.
La question de l'avenir des usines sucrières et de leur éventuelle reprise par des investisseurs locaux demeure au cœur des débats. Plusieurs organisations de planteurs plaident depuis plusieurs mois pour une implication accrue des producteurs dans la gouvernance de la filière.


