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"Nous refusons que leur parole soit réduite au silence" : ce collectif réunionnais interpelle l'État sur la protection de l'enfance

Ecrit par Zinfos974 – le samedi 4 juillet 2026 à 14H41

À l'issue d'une mobilisation organisée devant le tribunal de Saint-Pierre samedi 4 juillet, le collectif Peau d'Âme appelle l'État à renforcer les moyens consacrés à la protection de l'enfance. Les organisateurs dénoncent des délais judiciaires trop longs et des classements sans suite qui, selon eux, fragilisent les victimes.

Le collectif Peau d'Âme a appelé les pouvoirs publics à renforcer les moyens de la justice et de la protection de l'enfance, à l'issue d'une mobilisation organisée devant le tribunal de Saint-Pierre à La Réunion samedi 4 juillet.

Les organisateurs indiquent que cette action a permis à plusieurs victimes et familles de témoigner publiquement de leur parcours. Elles ont notamment évoqué, selon le collectif, "la douleur de n'avoir pas été entendues", "l'attente interminable" des procédures judiciaires et le sentiment d'impuissance lorsque les affaires sont classées sans suite.

"Loi intégrale"

Le collectif estime que la justice souffre d'un manque de moyens humains et matériels, entraînant des délais excessifs et laissant certaines familles dans "une profonde incompréhension". Il appelle à l'adoption d'une "loi intégrale" pour mieux protéger les enfants victimes de violences.

La mobilisation a également été marquée par la participation bénévole du groupe Hot Cotton Show Set, dont la prestation visait à soutenir cette cause et à rappeler que "la protection des enfants dépasse les institutions".

Lire aussi : Maître Brigitte Hoarau : "Les enfants n'ont pas de lobby, ils dépendent de notre courage collectif"

Le collectif annonce vouloir poursuivre ses actions de sensibilisation. De nouveaux rassemblements sont prévus chaque lundi à 18 heures devant le tribunal de Saint-Pierre, afin de maintenir la pression sur les pouvoirs publics.

Le collectif demande également "des moyens à la hauteur des enjeux, afin que chaque enfant puisse être protégé, entendu et accompagné", estimant que "protéger un enfant n'est pas un choix politique, c'est un devoir de la République".

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