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​Réforme des retraites : La CGT menace d’aller jusqu’à stopper le raffinage du pétrole

Le spectre d’une grève dure plane sur la France. Tous les syndicats s’opposent à la réforme des retraites telle qu’annoncée par Elisabeth Borne mardi soir. Le message le plus inquiétant vient d’être émis ce jeudi par la CGT Pétrole, le syndicat majoritaire de ce secteur.
Ecrit par Ludovic Grondin – le jeudi 12 janvier 2023 à 16H36

Les 19, 26 janvier et 6 février promettent d’être des jeudis noirs. La France s’apprête-t-elle à vivre une grève aussi forte que celle de 1995 qui avait coûté le poste de Premier ministre à Alain Juppé ? 

La première indication sur l’ampleur des manifestations est venue des syndicats en premier lieu. Les huit principaux (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa, Solidaires, FSU) se sont prononcés contre la réforme. Ils avanceront unis pour la première fois depuis douze ans. La première journée de mobilisation, le jeudi 19 janvier, donnera le ton de la première mobilisation sociale de l’année 2023. 

A cette union intersyndicale et interprofessionnelle vient s’ajouter, ce jeudi 12 janvier, l’appel à la grève de la CGT de la branche pétrole. 

Elle a appelé à faire grève lors des trois jours de mobilisation prévus avec, si nécessaire, et c’est ce qui est le plus inquiétant, l’arrêt des installations de raffinage, selon un communiqué diffusé jeudi par Eric Sellini, coordinateur national du syndicat pour TotalEnergies. Si elle venait à être appliquée, cette action radicale entraînera des "baisses de débit" et "l’arrêt des expéditions", a-t-il précisé.

Le mouvement doit débuter par un premier arrêt du travail de 24h le 19 janvier, jour de la mobilisation nationale interprofessionnelle. Pour le 26 janvier, la CGT appelle à 48h de grève, puis à 72h le 6 février.

Les autres syndicats du secteur pétrolier, CFE-CGC, FO et CFDT, ont également relayé l’appel national du 19 janvier.

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