Réforme des allocations familiales : Jean-Hugues Ratenon alerte sur les “3 600 euros perdus par enfant”

Le député Jean-Hugues Ratenon s’oppose à la réforme annoncée des allocations familiales qui repousserait la majoration de 14 à 18 ans. Il estime que cette mesure pénalisera directement les familles modestes, particulièrement à La Réunion.
Le député Jean-Hugues Ratenon monte au créneau contre la réforme annoncée des allocations familiales. Rappelons que le gouvernement prévoit de repousser de 14 à 18 ans l’âge ouvrant droit à la majoration des allocations familiales, à compter du 1er mars. Une mesure qu’il juge particulièrement pénalisante pour les familles modestes, notamment à La Réunion.
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Dans un communiqué, le parlementaire estime que l’exécutif “choisit de faire des économies sur le dos de celles et ceux qui ont déjà le plus de mal à s’en sortir”. Il dénonce un “nouveau recul social, brutal et injuste”.
Une aide repoussée de quatre ans
Actuellement versée à partir de 14 ans, la majoration des allocations familiales serait donc repoussée à 18 ans. Pour Jean-Hugues Ratenon, cette modification interviendrait à un moment clé de la vie des adolescents, période durant laquelle les dépenses augmentent significativement.
Le député souligne que cette aide bénéficie à toutes les familles ayant des enfants, mais qu’elle est “particulièrement cruciale pour les foyers modestes, pour qui chaque euro compte”. Il insiste sur le fait que les charges liées à la scolarité, aux transports, à l’alimentation, aux vêtements ou encore au matériel numérique, pèsent davantage à l’adolescence.
Repousser cette majoration de quatre ans reviendrait, selon lui, à priver les familles d’un soutien financier au moment où elles en ont le plus besoin.
Un impact estimé à 75 euros par mois à La Réunion
Le député avance également un chiffrage pour le territoire réunionnais. Dans un contexte où le coût de la vie est plus élevé et où de nombreux ménages vivent déjà dans la précarité, la mesure représenterait “environ 75 euros en moins par mois”, soit “jusqu’à 3.600 euros perdus par enfant”.
Jean-Hugues Ratenon estime que cette perte pourrait fragiliser davantage les familles populaires, les familles monoparentales, les travailleurs pauvres et les parents qui tentent d’assurer un avenir à leurs enfants.
“On ne redresse pas les finances publiques en fragilisant les plus modestes”, affirme-t-il, rejetant l’argument du sérieux budgétaire.
Appel au retrait de la mesure
Le député appelle le gouvernement à retirer cette réforme, en particulier pour les territoires “les plus pauvres, les plus exposés à la précarité, comme les Outre-mer”.
Il demande que les spécificités sociales et économiques de La Réunion soient prises en compte, estimant que l’application uniforme de cette mesure aurait des conséquences disproportionnées sur l’île.
Pour Jean-Hugues Ratenon, cette décision s’inscrirait dans une logique d’économies ciblant en priorité les ménages les plus fragiles, un choix politique qu’il conteste fermement.


