Radier du Ouaki : Pourquoi pas un pont ?

Le radier du Ouaki, situé sur la RD3, est fermé à la circulation depuis le passage du cyclone Dumile. Cet itinéraire est utilisé par les automobilistes en provenance de la Rivière Saint-Louis, du Tapage, du Petit-Serré ou encore de Cilaos et constitue un raccourci de choix en direction de Saint-Pierre ou du Tampon.
Mais il faudra que les automobilistes du Sud empruntant habituellement ce passage patientent encore pour pouvoir l'utiliser car à l'heure actuelle, les travaux n'ont toujours pas débuté.
7 à 10 jours de travaux
"Ils vont commencer lundi prochain et durer 7 à 10 jours, compte-tenu du nombre d'engins qui seront à notre disposition", assure Gilles Play, responsable de la cellule Entretien-Exploitation-Sécurité des routes départementales. "Il s'agit de construire une autre route carrossable pour que les gens puissent circuler de nouveau", complète-t-il.
Des travaux intermédiaires, plus rapides et moins onéreux, privilégiés par le Conseil général en période cyclonique. Car le radier du Ouaki, qui traverse la rivière Saint-Etienne, est soumis aux caprices de la nature. A chaque grosse pluie ou cyclone, il est emporté.
Du coup, les travaux pour reconstruire le radier à l'identique débuteront au mois de mars, après la saison cyclonique. Mais pourquoi ne pas trouver une solution plus pérenne, à savoir construire un pont ?
Un pont, c'est 30 à 40 millions d'euros...
"Il y a quelques années nous avons fait une étude de faisabilité. Il s'agirait de construire un pont de 300 mètres de long. Un tel ouvrage coûterait 30 à 40 millions d'euros et durerait quatre à cinq années. C'est beaucoup trop pour notre budget et compte-tenu du fait que cette voie est empruntée par 3.000 véhicules par jour. Nous n'avons pas le budget de la Région", souligne Gilles Play.
Reconstruire le radier ou faire une piste carrossable intermédiaire est beaucoup moins onéreux : 60.000 euros dans le premier cas, 20.000 euros dans le deuxième. "Notre budget annuel pour le radier du Ouaki est de l'ordre de 100.000 euros", précise Gilles Play.
Un pont n'est donc pas à l'ordre du jour d'autant plus que "d'autres radiers sont plus stratégiques", ajoute-t-il. Les radiers submersibles qui bloquent la population, comme celui des Avirons, vont être supprimés et remplacés par des constructions aux fondations plus solides. Mais pas le radier du Ouaki.
D'ici 10 à 15 jours, le radier sera de nouveau franchissable par les automobilistes... Mais toujours soumis au bon vouloir de la météo.


