R-P Victoria favorable à la journée de travail hebdomadaire pour les allocataires du RSA

Au mois de mai dernier, Laurent Wauquiez, ministre des Affaires européennes, avait jeté un pavé dans la mare en déclarant qu'il fallait mettre fin aux "dérives" de l'assistanat pour les bénéficiaires des minima sociaux. Il avait avancé le souhait de demander aux bénéficiaires du RSA d'assumer cinq heures de travail par semaine.
Une proposition qui avait fait réagir, notamment René-Paul Victoria, député de Saint-Denis et rapporteur de la mise en oeuvre du revenu de solidarité active en Outre-mer. Le député UMP s'était exprimé expliquant n'être "pas contre" cette mesure pour les bénéficiaires du RSA chapeau (ndrl: qui apporte un complément de revenus aux travailleurs dont les revenus sont inférieurs à un certain seuil) mais pas pour les bénéficiaires du RSA dit socle (ndlr: personnes dépourvues de revenus professionnels et qui perçoivent une allocation forfaitaire). "Cette mesure ne doit pas s'imposer aux bénéficiaires du RSA socle car il concerne les personnes les plus en détresse, (…) pour les bénéficiaires du RSA chapeau, cela a du sens mais j'attends d'avoir le texte sous les yeux", avait déclaré à l'époque René-Paul Victoria.
"Il faut qu'il soit capable de se lever le matin, de se déplacer..."
Depuis, le débat est revenu sur le devant de la scène médiatique. Le 14 septembre dernier, Marc-Philippe Daubresse, ancien ministre des Solidarités, a remis un rapport au chef de l'Etat préconisant une journée de travail hebdomadaire payée sous forme de contrats aidés que les allocataires seraient contraints d'accepter, sous peine de sanctions. Objectif affiché par le gouvernement, 150.000 contrats aidés qui permettront de faire croître les revenus de l'allocataire de 130 euros par mois.
Au congrès de l'UMP, ce samedi à Saint-Paul, le député UMP René-Paul Victoria s'est clairement exprimé sur le sujet devant les militants de la droite. Ce dernier a semble-t-il changé, en quatre mois, son fusil d'épaule concernant les bénéficiaires du RSA. "Pour les 7 heures de travail hebdomadaire je dit oui !", lâche-t-il. Pour les bénéficiaires du RSA dit socle, il s'agit de permettre "l'insertion des allocataires dans le monde professionnel". "Il faut qu'ils soient capables de se lever le matin, de se déplacer et de donner l'exemple à leurs enfants", explique le député. Concernant le RSA dit chapeau, René-Paul Victoria se dit plus "nuancé" en rappelant qu'une des valeurs chères à l'UMP est le "travail".
A quelques mois de rendez-vous électoraux importants, l'UMP locale s'est clairement positionnée sur le dossier RSA pour les allocataires en Outre-mer. Il faudra travailler une journée par semaine pour bénéficier de son allocation si le rapport est mis en œuvre.



