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Qui est le traître, Akouët ?

Ecrit par zinfos974 – le mardi 1 avril 2014 à 09H50

Enragé, le sinistre théoricien du défunt PCR. Les staliniens du Port la gaingn in sac le coup. Depuis, il ne décolère pas et cherche tout ce qu’il peut comme têtes à couper.

Tout lui est bon pour vitupérer contre « les traîtres » : Murin a trahi, Bello a trahi, Olivier a trahi, Piot a trahi, Daniel Lallemand (l’économiste historique du PCR !) a trahi, Jacques Técher a trahi, Pierre Vergès a trahi… Il lui faudrait un plein rouleau de PQ pour dresser la liste de tous ceux qu’il aimerait aligner au bout de sa kalachnikov.

Moi, entre quat’ z’yeux, je lui demande : qui est le plus grand traître, « monsieur » lave-plus-blanc ?

Les traîtres, c’est vous-même et vos vieux birbes du PCR, Akouët ! Comme tous les gérontocrates communistes de la planète, vous avez trahi. Vous avez trahi quelque chose de plus noble que vous. Vous avez trahi un idéal qui, à l’origine, était un des plus généreux conçus par l’homme. Vous avez trahi Karl Marx et son idéal communiste, lequel n’avait rien à voir avec ce que vous et vos semblables en avez fait.

La soi-disant dictature du prolétariat dont vous vous gargarisiez sans cesse n’était qu’une dictature de la nomenklatura, un cénacle de pontifes auto-proclamés, qui, effectivement, coupaient tout ce qui dépassait, tout ce qui n’était pas eux-mêmes.

D’une idée généreuse vous avez fait un épouvantail sanguinaire. Partout sur cette terre où vous avez installé « votre » communisme, on a vu s’élever des dictatures épouvantables qui ont massacré l’homme et, sans exception, instauré d’horribles catastrophes économiques.

C’est vous, les traîtres, Akouët, et pour cela, je ne vous en voudrai jamais assez ! Car à cause de vous, une noble idée de l’épanouissement humain est devenue un repoussoir, jusqu’à faire détester le vocable-même de « communisme ».

Deux philosophies, depuis que ce monde est monde, ont mis l’être humain au-dessus de toute autre considération, et il n’y a aucune incompatibilité entre elles.

La première est contenue dans les paroles fortes du Nazaréen. Je parle bien de christianisme, et non pas de catholicisme, qui n’en est que le pâle avatar.

La seconde est le marxisme dans sa pureté originelle, et non pas le monstre multiforme que vous en avez fait.

C’est vous le traître, Akouët, vous et tous vos semblables, les zélateurs de Lénine et Staline, qui furent les monstres que l’on sait, et non les promoteurs de lendemains qui chantent.

Il ne m’arrive jamais de détester vraiment quelqu’un. Je ferai une exception pour vous. Je ne vous salue pas.

Jules Bénard

 

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