Quelles pistes pour réduire le déficit ? François Bayrou propose d'interroger les Français par référendum

Ce samedi 3 mai, François Bayrou a proposé l'organisation d'un référendum national sur la réduction des déficits publics en France.
Comment trouver 40 milliards d’euros d’ici l’année prochaine et surtout comment obtenir l’adhésion de la population sur les efforts à consentir ? Le premier ministre François Bayrou émet l’hypothèse de consulter les Français par l’organisation d’un référendum.
Dans un entretien publié samedi soir sur le site du Journal du Dimanche, le Premier ministre estime que cette question du déficit public et de la dette, aux conséquences majeures pour l'avenir du pays, mérite d'être soumise directement aux citoyens.
« C’est un plan d’ensemble que je veux soumettre, il demandera des efforts à tout le monde, et par l’ampleur qui doit être la sienne, il ne peut réussir si le peuple français ne le soutient pas », annonce-t-il la couleur sur les efforts qui seront une nouvelle fois demandés aux contribuables. « Notre pays a devant lui deux défis massifs, les plus lourds de son histoire récente : une production trop faible et une dette écrasante. Il faut un plan complet de retour à l’équilibre. Un volet production et un volet finances publiques. Les deux sont indispensables (...) Mais la question de l’adhésion des Français aux réformes est bien la question centrale », admet le chef du gouvernement.
Cette proposition intervient dans un contexte où le gouvernement envisage d'importantes économies budgétaires, suscitant des inquiétudes quant à d'éventuelles suppressions d'emplois dans la fonction publique et de hausse d’impôts.
François Bayrou souhaite ainsi associer les Français aux décisions budgétaires cruciales, afin d'éviter les tensions sociales et politiques que pourraient engendrer des mesures d'austérité impopulaires.
Toutefois, François Bayrou ajoute que s’il propose cette idée, un référendum ne peut être déclenché que par le président de la République, selon la Constitution.
La France s’est engagée auprès de Bruxelles pour respecter ses objectifs de réduction du déficit public, actuellement de 5,4 % du Produit intérieur brut (PIB) à 4,6 % l’an prochain.


