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Quartier Saint-Jacques : ouverture d’un groupe de partenariat opérationnel

Ecrit par Lucas Candessoussens – le mardi 5 août 2025 à 18H47

Pour lutter contre l’insécurité et d'autres formes de violences dans le quartier de Saint-Jacques, la Police ouvre un groupe de partenariat opérationnel, dit GPO.

C’est en présence de plusieurs acteurs de terrain que s’est lancé un groupe de partenariat opérationnel. Ce dispositif réunit ainsi plusieurs acteurs, comme la mairie, des associations, des élus de proximité, la préfecture, des bailleurs sociaux…

Ce « GPO » a pour but de réfléchir et d’apporter des solutions concrètes à des phénomènes de violences, de renforcer la sécurité et de renforcer le dialogue avec les habitants et les commerçants.

Dans le viseur des autorités via ce GPO : le quartier Saint-Jacques, bien connu dans Saint-Denis pour être un lieu où la prostitution a pignon sur rue.

Pas d’augmentation des violences, mais un sentiment d’insécurité

Le Directeur adjoint territorial de la Police de La Réunion, Jean-Pierre Frédéric, l’assure lui-même : les chiffres de la délinquance et des faits de délinquance n’ont pas augmenté sur le quartier de Saint-Jacques.

Au contraire, il affiche un taux relativement bas comparé à d’autres zones à La Réunion. Le major Jean-François Lebian, adjoint en chef des unités d’appui opérationnelles, détaille ce GPO : « Le but, ce n’est pas de rester entre institutionnels, c’est d’ouvrir aux gens qui vivent dans les secteurs pour bien comprendre les problématiques. »

À Saint-Jacques, l’année dernière, des phénomènes de bandes étaient observés par les autorités. Plusieurs épisodes de caillassages de véhicules sont survenus dans le secteur. « Aujourd’hui, on est un peu loin de cette situation. Le travail porte ses fruits. Néanmoins, si on est sur l’ouverture de ce GPO, c’est que cela n’a pas été suffisant », détaille le major. Le but est donc clair : rassurer la population de ce quartier et agir sur l’effet d’insécurité.

« Il faut que nous ayons autour de la table tous ceux capables d’intervenir », martèle la maire de Saint-Denis, Ericka Bareigts. Au total, dans le chef-lieu de La Réunion, 55 GPO ont été ouverts. « [Les GPO] portent leurs fruits, il faut continuer à en faire. »

Mais derrière ces opérations de sécurisation, l’objectif pour la mairie est d’insuffler un nouveau souffle dans le quartier de Saint-Jacques, en développant la vie urbaine.

Ainsi, plusieurs réunions entre les différents partenaires vont avoir lieu dans les prochaines semaines, incluant aussi des actions concrètes sur le terrain.

La durée d’un GPO est indéterminée et couvre généralement plusieurs mois pour maximiser les objectifs que se sont fixés les autorités.

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