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Procès du RN : Marine Le Pen entrouvre la porte à l’hypothèse d’une erreur

Ecrit par N.P. – le mercredi 14 janvier 2026 à 07H56

Pour l’ouverture de son procès en appel pour l'affaire des assistants parlementaires, Marine Le Pen a choisi de faire évoluer sa ligne de défense. Devant la cour d’appel de Paris, la cheffe de file du RN a pour la première fois admis la possibilité d’une faute, tout en plaidant l’absence d’intentionnalité et en mettant en cause le Parlement européen.

La première journée du procès en appel s’est conclue par une prise de parole très attendue de Marine Le Pen, qui a marqué un tournant net dans sa stratégie de défense.

Lire aussi : Procès en appel des assistants parlementaires du RN : l’avenir politique de Marine Le Pen en jeu

En fin d’après-midi, la députée a pris la parole à la barre, rompant avec la posture de dénégation totale adoptée jusqu’ici. « Je n’ai aucun sentiment d’avoir commis le moindre délit », a-t-elle d’abord affirmé, avant d’introduire une formule inédite dans son discours : « Si tant est qu’une faute ait été commise ». Une inflexion sémantique lourde de sens, qui ouvre pour la première fois la porte à l’hypothèse d’une erreur.

Marine Le Pen a surtout insisté sur un point central de sa nouvelle ligne de défense : l’absence d’intentionnalité. Selon elle, si une irrégularité devait être retenue, elle ne relèverait en aucun cas d’une volonté délibérée de frauder. Une stratégie bien différente de celle adoptée lors du premier procès, où elle contestait frontalement les accusations et la légitimité même de la procédure.

Le Parlement européen un peu responsable

Dans la foulée, la cheffe de file du RN a également mis en cause le Parlement européen, estimant que l’institution « n’a pas joué son rôle d’alerte ». Elle a assuré que rien n’avait été dissimulé et que les éléments en question étaient connus de l’administration parlementaire.

Cette évolution de ton et de posture n’a pas échappé à la partie civile, dont l’avocat s’est dit « un peu étonné » de cette progression dans la stratégie de défense, après la ligne très offensive tenue en première instance.

Les autres prévenus ont, pour la plupart, adopté une position similaire, évoquant, eux aussi, le sentiment de ne pas avoir été compris ou entendus lors du premier jugement.

L’audience a été suspendue en fin de journée. Les débats reprendront ce mercredi avec l’examen de plusieurs questions de procédure, avant l’entrée dans le cœur des interrogatoires au fond dans les prochains jours. Marine Le Pen sera de nouveau entendue la semaine prochaine, un moment qui s’annonce central pour la suite du procès.

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