Procès en appel des assistants parlementaires du RN : l’avenir politique de Marine Le Pen en jeu

Condamnée en première instance à une peine de prison et à une inéligibilité immédiate, Marine Le Pen comparaît à partir de ce mardi devant la cour d’appel de Paris. La décision attendue en juin pourrait déterminer sa capacité à se présenter à l’élection présidentielle de 2027.
La cour d’appel de Paris ouvre ce mardi 13 janvier le procès en appel du dossier des assistants parlementaires européens du Front national, devenu Rassemblement national. L’audience, prévue jusqu’au 12 février, constitue une étape déterminante pour Marine Le Pen, condamnée en première instance pour détournement de fonds publics.
En mars 2025, le tribunal correctionnel avait prononcé à son encontre une peine de quatre ans de prison, dont deux ferme aménageables, assortie de cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire. Cette mesure rend, à ce stade, impossible toute candidature à l’élection présidentielle de 2027. L’arrêt de la Cour d'appel de Paris, attendu en juin, dira si cette sanction est confirmée, réduite ou annulée.
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Le dossier porte sur l’emploi présumé fictif d’assistants parlementaires rémunérés par le Parlement européen, mais qui auraient travaillé pour le parti. Les juges de première instance avaient estimé que ce système avait permis au FN de réaliser des économies substantielles, tout en retenant la responsabilité centrale de sa dirigeante.
Dans l’intervalle, le Rassemblement national s’organise sous contrainte judiciaire. Si Marine Le Pen continue d’occuper une place centrale dans la vie parlementaire et dans l’élaboration du programme du parti, l’hypothèse d’une candidature alternative pour 2027 s’est imposée. Le nom de Jordan Bardella, actuel président du RN, est désormais régulièrement avancé, porté par des sondages favorables auprès des sympathisants.
Le calendrier judiciaire s’impose ainsi à l’agenda politique du parti. Au-delà du sort personnel de Marine Le Pen, la décision des magistrats d’appel pèsera sur la stratégie du RN et sur l’équilibre de la prochaine campagne présidentielle.


