Préférence locale à l'embauche : Cyrille Hamilcaro veut une position unanime du Département

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- Pourquoi, à La Réunion, la majorité des postes d'encadrement de la fonction publique d'Etat ou des Etablissements Publics sont occupés par des personnes extérieures de l'île? Et quand on dit extérieur, cela concerne l'Europe, les autres DOM, la France Hexagonale ou l'Afrique francophone...
- Est-il normal que lors de la mutation d'un fonctionnaire dans l'île, il soit nécessaire de trouver un travail (mutation ou recrutement de complaisance) pour le conjoint du muté?
- Est-il normal que dans les grosses entreprises privées locales ou en filiale, la quasi-totalité des directeurs généraux ou directeurs, voire de techniciens d'encadrement, ne soient pas des locaux?
- Comment peut-on raisonnablement admettre qu'à chaque rentrée scolaire, il y ait des mutations dans l'île alors que les sessions de l'IUFM ne désemplissent pas? Pourquoi une telle absence de transparence sur le nombre réel de mutés et de d'affectation hors Département à chaque rentrée?
- Qu'est-ce qui empêche les collectivités locales de donner l'exemple en mettant fin aux recrutements extérieurs lorsque dans le ressort de ces collectivités il y a la matière grise et les compétences nécessaires?
- Comment expliquer que la quasi-totalité des faits-diversiers recrutés dans la presse locale soient des personnes extérieures, n'ayant pas nécessairement des diplômes en communication ou en journalisme, et encore moins une connaissance historico-sociologique du Département?
- Aujourd'hui, une polémique fait rage autour du directeur de la Shlmr, notamment sur sa rémunération. Le malaise n'est pas né avec cet homme, charmant et très qualifié dans l'activité industrielle au demeurant. Le malaise est plus profond; et il appartient aux politiques, ainsi qu'aux travailleurs (cadres et non cadres, fonctionnaires ou pas) d'agir et de cesser de réagir par saccades.
A diplôme ou compétences requis, recrutement local (zoréol, yab, caf, malbar chinois, groblanc, zoreil ancré ici car vivant familialement avec un local... Qu'importe la race ou la religion mais créole!). C'est ce qui est pratiqué dans les faits par toutes les régions de France est la règle aux Antilles-Guyane mais reste un sujet tabou ici, car considéré comme insultant par certains.
Lorsque le débat disparaît par trop de volonté de consensus mou, c'est la démocratie qui est étouffée petit à petit. Mais l'absence de débats est surtout le terreau de toutes sortes de revendications n'ayant pas souvent de bases tangibles et/ou scientifiques.
Ce vote permettrait de fixer une bonne fois pour toute une orientation forte en matière d'emplois publics d'abord, conformément aux préconisations du Comité Interministériel pour l'Outre-mer, puis pour les emplois dans le privé en ce qui concerne le recrutement local."


