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Prédateur sexuel et faux-cul : "C’est elle qui m’a cherché"

Tribunal correctionnel de Saint-Pierre, 13 novembre 2014.
Ecrit par zinfos974 – le vendredi 14 novembre 2014 à 10H38

Franck Luciano Boyer, la quarantaine proche, ne paie pas de mine à la barre. Il s’exprime haut et fort, avec une volonté manifeste de convaincre de sa bonne foi. Mais d’un bout à l’autre de l’audience, un fort sentiment de malaise planera sur la salle.

L’histoire est, malheureusement, terriblement simple car trop courante.

La jeune Estelle (prénom d’emprunt) se rend souvent chez sa sœur où elle passe fréquemment la nuit en compagnie de sa cousine. Tout se passe à peu près bien jusqu’au soir où son beau-frère la trouve un peu trop à sa goût et s’introduit dans le lit où elle est avec sa cousine, à regarder des films.

Les caresses (inopinées) commencent, avec attouchements, insistance d’un côté, refus de l’autre. L’adolescente n’est âgée que de 13 ans ! Les gestes déplacés, les attouchements, les allusions grosses comme une montagne vont se succéder. Jusqu’au jour où les caresses se feront trop précises. La malheureuse dira même à une de ses amies qu’elle a eu peur, réellement peur d’être violée. Toutefois, pendant un temps assez long, elle n’avouera rien à ses parents de peur de casser la cohésion familiale, racontera-t-elle au psychologue.

Victime d’un intense choc émotionnel, elle ne sait plus comment s’en sortir et finit quand même par tout dire à ses parents. La plainte suit alors son cours.

Le malaise naît dès les premières phrases de l’accusé. L’homme ne cessera pas de dire qu’il reconnaît les faits, il admet tout et, même, va jusqu’à réclamer une peine "car j’ai besoin d’être soigné".

On entend bien. Mais alors… pourquoi cette contradiction flagrante, cette incohérence, entre sa soi-disant repentance et l’affirmation, constante aussi, que "c’est elle qui m’a cherché" ?

Malgré l’insistance de la présidente Ramage et du procureur Genet, l’homme n’a pas varié une fois dans ses attitudes accusatrices vers une jeune adolescente éplorée.

Il ose même dire des mots que je ne saurais vous répéter : elle "aurait", selon lui, évoqué devant lui les choses du sexe, avec des mots crus, grossiers, vulgaires. Des mots, toujours selon l’accusé, qu’elle aurait entendus dans la bouche de sa maman à elle.

Cette dernière est venue s’en expliquer, pour tout rejeter. Et on imagine mal cette maman, en effet, tenir de telles insanités. Que la partie civile et l’accusation n’ont eu aucune peine à fustiger.

Franck Luciano Boyer s’en sort bien, très bien : 18 mois avec sursis, plus inscription au fichier judiciaire des prédateurs, pardon ! des délinquants sexuels.

 

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