Poutine prévient que des forces occidentales en Ukraine seront des « cibles légitimes »

Au lendemain du sommet de Paris sur les garanties de sécurité pour l’Ukraine, Vladimir Poutine a lancé ce vendredi 5 septembre une mise en garde directe à l’Occident, affirmant que toute présence militaire étrangère serait une “cible légitime” pour l’armée russe.
Depuis le Forum économique de l’Est, organisé à Vladivostok, le président russe a averti que l’envoi de troupes occidentales en Ukraine serait perçu comme un acte hostile. « Si des forces, quelles qu’elles soient, apparaissent sur place, surtout maintenant, au moment où des combats sont en cours, nous partirons du principe qu’elles seront des cibles légitimes », a déclaré Vladimir Poutine. Même dans l’hypothèse d’un accord de paix, il a jugé inutile la présence militaire étrangère sur le sol ukrainien.
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Ces menaces interviennent au lendemain de la réunion de la Coalition des volontaires tenue à l’Élysée. Coprésidé par Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique Keir Starmer, le sommet a réuni 35 délégations. Vingt-six pays se sont formellement engagés à contribuer à des forces dites de “réassurance” après un éventuel cessez-le-feu, présentes “sur le sol, en mer ou dans les airs”, mais pas directement sur la ligne de front.
L’objectif affiché est de garantir la sécurité de l’Ukraine et de prévenir toute nouvelle agression russe. Emmanuel Macron a insisté : « Le jour où le conflit s’arrête, les garanties de sécurité se déploient », qu’il s’agisse d’un cessez-le-feu, d’un armistice ou d’un traité de paix.
Le Kremlin rejette les garanties occidentales
À Moscou, le discours est diamétralement opposé. Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, a jugé « absolument impossibles » les garanties de sécurité promises à Kiev, accusant les Européens d’entraver la résolution du conflit. La diplomatie russe avait déjà dénoncé ces initiatives, Maria Zakharova, porte-parole du ministère des Affaires étrangères russe, parlant de « garanties de danger pour le continent européen ».
La question américaine reste centrale. Donald Trump a participé à une visioconférence organisée en marge du sommet de Paris, son émissaire Steve Witkoff étant présent à l’Élysée. Emmanuel Macron a assuré que Washington « a été très clair sur sa volonté de faire partie des garanties de sécurité », avec des modalités à préciser « dans les prochains jours ». Volodymyr Zelensky a, lui, évoqué avec le président américain de nouvelles mesures de pression économique et la protection du ciel ukrainien.


