Politique indemnitaire académique 2011, personnels ATSS et IRTF: La haute hiérarchie se surgave, peanuts pour les autres et nada pour les ANT

- La haute hiérarchie se surgave (on n’est jamais mieux servi que par soi même , les propositions sont en effet élaborées par l’autorité hiérarchique) 18 000 euros par an pour nos super chefs SG, SGA … . La haute hiérarchie locale se distingue ainsi nationalement par un montant qui fait bien des envieux parmi leurs pairs dans les autres académies.
- Le reste des personnels de l’académie auront droit aux miettes en particulier les personnels de catégorie C et B et dans une moindre mesure les catégorie A de base.
- Quant aux contractuels non enseignants , ils font l’objet d’un véritable braquage : 0 euros et ce alors même que dans plusieurs académies les contractuels perçoivent une indemnité mensuelle, c’est le cas notamment à Aix marseille ou les ANT perçoivent 162 euros mensuels.
- A titre de comparaison , le montant verse au SG et aux 3 SGA de notre académie s’élève annuellement à plus de 72000 euros . Si l’on ajoute a cela la prime annuelle du recteur on frise les 100 000 euros pour seulement 5 super chefs.
- La seule prime du recteur suffirait à verser à 150 contractuels ATSS la prime de 160 euros a laquelle ils peuvent prétendre et à laquelle la hiérarchie s’oppose sous prétexte de réglementation alors que dans d’autres académies cela se fait. Chercher l’erreur !!!
- C’est cela la justice sociale made in rectorat ! La haute hiérarchie se surgave, peanuts pour les autres et nada pour les ANT
De plus , cerise sur la gâteau , les chefs d’établissement et les chefs de service pourront moduler la part résultat de chacun , la diminuer , voire la supprimer pour tel ou tel agent et reverser la part diminuée ou supprimée à un autre "Il revient naturellement au chef de service, dans son pouvoir d'appréciation, de moduler la part R selon l'évaluation de l'atteinte des objectifs fixés et l'investissement de l'agent, exprimé au travers du compte rendu de l'entretien professionnel qui en constitue un préalable. Cette part R a vocation à évoluer annuellement".
Bonjour la course à l’échalote et la division des personnels. Une belle politique indemnitaire à la tète du client. Attention aussi de ne pas tomber malade
Pour la CGTR EDUC’ACTION , la finalité des missions de l’Etat ne peut être comparée à celle d’une entreprise privée qui a pour indicateur unique "le profit". Encore une fois le gouvernement oublie trop vite que les fonctionnaires sont au service de l’intérêt général et non au service d’intérêts particuliers. Ce faisant, il les rend plus vulnérables dans un contexte qui deviendra plus clientéliste, plus sensible aux pressions administratives, politiques ou économiques. S’ajoutant aux milliers de suppressions d’emplois, cette politique du "résultat" va encore faire illusion aux yeux de l’opinion publique, et même aux yeux d’une minorité de fonctionnaires pour qui "la culture du résultat" paraît être un bon principe.
Pourtant chacun doit savoir que les "indicateurs" se trafiquent et que les résultats peuvent êtres aussi manipulés.
Ainsi, comment sera jugé et rémunéré au mérite un agent d’un service public quelconque qui consacrera le temps nécessaire à l’accueil des usagers ? Comment sera jugé et rémunéré un policier qui n’aura pas assez rédigé de contraventions dans sa journée ? Comment sera jugé et rémunéré un agent des impôts qui aura consacré beaucoup de temps à expliquer à des contribuables les méandres de la fiscalité ? Comment sera jugée et rémunérée une infirmière qui se sera attardée aux chevets des malades ?
Absurde, le fonctionnaire ne devra plus faire du travail intelligent, mais du chiffre. La conscience professionnelle, dont il fait preuve généralement, ne sera plus payée de retour et il devra cantonner à celles qui sont censées rapporter. Mais il faudra lui expliquer lesquelles !
LA CGTR EDUC ‘ACTION


