Plan ravines à La Réunion : Philippe Naillet presse le gouvernement à tenir ses promesses post-Garance

Quatre mois après le passage meurtrier du cyclone Garance, le député Philippe Naillet a interpellé la ministre Agnès Pannier-Runacher sur la capacité de l’État à agir concrètement en faveur d’un plan ravines ambitieux à La Réunion, avant le retour de la saison cyclonique.
Ce mardi 8 juillet, dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale, le député réunionnais Philippe Naillet a demandé des comptes au gouvernement sur l’état d’avancement des engagements pris après le passage du cyclone Garance, qui a endeuillé l’île en février dernier. « Cela fait quatre mois que le cyclone est passé. En novembre, dans quatre mois, nous serons à nouveau dans une saison cyclonique », a-t-il averti. Le parlementaire insiste : « Cela ne peut plus attendre. »
L’élu de La Réunion pointe l’urgence à protéger les populations exposées, notamment en agissant sur l’entretien et la sécurisation des ravines. Ces dernières, obstruées par les arbres et les rochers déplacés lors du cyclone, ont débordé et provoqué des inondations dans plusieurs zones habitées. Naillet réclame que l’État tienne ses engagements à travers un véritable « plan ravines », comme le réclame depuis mars la maire de Saint-Denis, Ericka Bareigts.
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En réponse, la ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, a réaffirmé l’implication du gouvernement et rappelé que « les actions de sécurisation des ravines, enjeu crucial, seront fixées dans le pacte d’avenir » en cours de co-construction avec les collectivités locales. Elle a précisé que cette stratégie s’articulera autour de trois axes : l’indemnisation, la reconstruction, et la prévention des risques climatiques.
Un comité de pilotage sur les inondations s’est d’ailleurs tenu la veille à la préfecture de Saint-Denis, en présence du préfet Patrice Latron, des maires et présidents d’intercommunalité de l’île. Selon la ministre, cette réunion a permis de « définir les travaux de prévention prioritaires à conduire dans les six mois à venir » et de partager les responsabilités entre l’État et les intercommunalités.
En conclusion, Agnès Pannier-Runacher a assuré que « les moyens nécessaires seront mobilisés à partir du fonds exceptionnel qu’accompagne le pacte à venir pour tenir les engagements de l’État ». Reste à voir si ces intentions se traduiront en actes, avant que de nouveaux cyclones ne menacent à nouveau La Réunion.


