Après Garance, un plan ravines pour prévenir les inondations à La Réunion

Réunis ce lundi à la préfecture, la mairie de Saint-Denis et d’autres collectivités ont participé à la définition d’une feuille de route visant à renforcer l’entretien des ravines et clarifier les responsabilités face au risque inondations, après un cyclone d’une intensité exceptionnelle.
Ce lundi 7 juillet, les services de l’État ont réuni à la préfecture les collectivités concernées, dont la Ville de Saint-Denis, pour un comité de pilotage consacré à la prévention des inondations. Au cœur des échanges : la nécessité d’un entretien plus efficace des ravines, mises à mal par le cyclone Garance, parmi les plus violents enregistrés depuis cinquante ans. Cet événement climatique exceptionnel a souligné la sous-estimation des risques naturels depuis les années 1980 et l’urgence de repenser la stratégie de prévention.
Lire aussi : Crues, ravines, digues : la Cinor exige des actions concrètes de l’État
Les participants ont validé le principe d’un « plan ravines » inscrit au pacte d’avenir, afin de dégager de nouveaux moyens pour la sécurisation et l’entretien de ces ouvrages naturels. La maire de Saint-Denis a salué cette avancée, tout en appelant à un déblocage rapide des 200 millions d’euros du fonds Valls pour permettre aux collectivités de lancer les travaux sans délai.
Modification de l’arrêté de catastrophe naturelle
Le préfet a également annoncé son intention de modifier l’arrêté de catastrophe naturelle du 1er avril pour élargir l’indemnisation aux propriétaires impactés par des glissements de terrain. Une mesure essentielle, selon la mairie, pour que les habitants puissent stabiliser leurs terrains situés en amont des zones à risque.
Autre point de vigilance soulevé par la maire de Saint-Denis : la rivière des pluies, dont la partie non endiguée continue de menacer riverains et infrastructures.
« Les débats juridiques et les questions budgétaires ne peuvent plus faire obstacle à une nécessaire sécurisation dans les temps de nos populations. Il faut maintenant que nous puissions agir », a martelé Ericka Baregits, en écho à l’appel de l’État à mobiliser également des financements européens pour compléter ce plan ravines.


