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Penser au futur, agir au présent.

Population Année 1900 : Un milliard six cent millions d’habitants. Année 1970 : J’ai 19 ans. La population mondiale est passée à 3 milliards sept cent millions d’habitants. La Terre me paraît encore grande et les espaces naturels démesurés. Année 2011 : Quarante ans plus tard, la population mondiale a grimpé à sept milliards d’habitants. La Terre me paraît à ce jour de plus en plus étriquée et abîmée. Le béton a envahi les espaces jadis dépourvus de populations. Enfin, pour 2050, d’après les services de l’ONU, la population mondiale atteindrait 9 milliards d’habitants !
Ecrit par zinfos974 – le lundi 6 juin 2011 à 09H56

Ecologie, gaz à effet de serre
Le monde meilleur que nous espérions léguer à nos enfants et petits enfants est menacé.
Le rapport de 1970 du Club de Rome, composé des meilleurs experts et scientifiques en tout genre, annonçait déjà un futur inquiétant pour l’humanité sous la conjonction de plusieurs réalités : d’une part, une Terre finie qui a ces cycles propres pour se régénérer, d’autre part, une démographie humaine galopante, une croissance économique très soutenue et une industrialisation mondiale toujours plus forte avec les conséquences induites que nous connaissons, en particulier les diverses pollutions.
A ce jour, d’après nos experts internationaux qui ont mis des outils conceptuels permettant d’apprécier l’impact de l’homme sur la nature, comme "l’empreinte écologique", il faudrait 5 Terres si l’humanité entière se calquait sur le modèle américain de consommation. En clair, au rythme où se développe l’humanité, en particulier la Chine et l’Inde, la Terre ne pourra plus satisfaire à tous nos besoins et s’appauvrira inévitablement.

Concernant l’évolution du climat, les dernières données sont toutes aussi inquiétantes. D’après une étude de 2010 menée par des chercheurs du CNRS, l'explosion des émissions de CO2 dues à l’activité humaine aura un effet supplémentaire sur le climat. Ainsi les objectifs du sommet de Cancun de limiter le réchauffement à 2° s'éloignent pour se diriger vers une augmentation de 4° d'ici 2100, ce qui rend de plus en plus probable le scénario du pire, dit du "business as usual".

Je retiens pourtant quelques phrases de bons sens et d’espoir de la chercheuse Catherine Jeandel : "Si on veut limiter, tout le monde doit agir. Il faut communiquer. Il faut une prise de conscience. Ce n'est pas la survie de la planète qui est en jeu, elle s'en fout la planète ! C'est pour la survie de l'humanité ! La terre est un milieu fini, épuisable. Personne ne parle de revenir au moyen-âge. Ce serait un véritable progrès d'agir. Quelques entreprises ont déjà compris qu'il est possible de se développer autrement. Elles sont trop peu nombreuses."

Et nos responsables politiques ! Bien trop préoccupés, d’abord, par leur pouvoir ou la reconduction de leur pouvoir qui passe souvent par le clientélisme, ensuite, à défendre des intérêts nationaux au détriment d’une conception planétaire de l’humanité, nos représentants politiques ne jouent pas leur rôle de pédagogue et de gardien de l’avenir comme il se devrait, malgré les alertes répétées des scientifiques.

A quand, la République des sages pour tourner enfin la page à tant d’inconséquence et d’irresponsabilité ?

Jean Paul FOIS

 

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