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PEC dans les Outre-mer : Ramata Touré plaide pour un nouveau modèle axé sur les compétences

Ecrit par Zinfos974 – le samedi 23 mai 2026 à 17H11

Dans un contexte de mobilisation croissante des élus réunionnais sur l’avenir des contrats Parcours Emploi Compétences (PEC), Ramata Touré interpelle les ministres des Outre-mer et du Travail. Elle propose une refonte du dispositif à travers la création d’un modèle spécifique : les "PEC Compétences Outre-mer".

Dans un courrier adressé conjointement aux deux ministères, la présidente de Institut IFPDOM, également administratrice des Acteurs de la Compétence, appelle à adapter les politiques d’insertion aux réalités économiques et sociales des territoires ultramarins.

Des PEC jugés insuffisamment adaptés aux réalités ultramarines

Pour Ramata Touré, les contrats PEC ne peuvent pas être envisagés de la même manière dans les Outre-mer et dans l’Hexagone.

"Les PEC dans les Outre-mer ne peuvent pas être pensés comme dans l’Hexagone. Chez nous, ils jouent souvent un rôle d’amortisseur social, de cohésion territoriale et parfois même de maintien d’activité", souligne-t-elle.

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Si elle reconnaît l’existence d’une dimension d’accompagnement et de formation dans le dispositif actuel, elle estime que celle-ci reste trop variable et insuffisamment structurée. Selon elle, les parcours proposés ne permettent pas toujours d’aboutir à des trajectoires professionnelles durables et qualifiantes.

Vers un modèle "PEC Compétences Outre-mer"

Pour répondre à ces limites, la présidente de l’Institut IFPDOM propose la création d’un nouveau cadre : les "PEC Compétences Outre-mer". Ce modèle reposerait sur une logique plus exigeante d’acquisition de compétences et d’insertion durable.

Parmi les pistes avancées figurent notamment :

  • des parcours individualisés,
  • des formations qualifiantes ou certifiantes,
  • la validation de blocs de compétences,
  • un accompagnement renforcé,
  • du tutorat,
  • ainsi que des passerelles vers les métiers en tension.

Un enjeu de transformation des politiques d’insertion

Pour la responsable associative, l’objectif est clair : faire évoluer les contrats aidés vers un véritable investissement en capital humain.

"Mon propos n’est pas de dire qu’il n’existe rien aujourd’hui. Il s’agit au contraire d’ouvrir une nouvelle étape : faire des PEC de véritables parcours de compétences et d’employabilité durable", précise-t-elle.

Et d’ajouter : "Les contrats aidés sans qualification peuvent parfois entretenir la précarité. Les compétences doivent désormais être au cœur du modèle."

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Elle estime que cette évolution permettrait de sortir d’une logique uniquement sociale pour inscrire les PEC dans une stratégie de développement économique et d’insertion durable, notamment au bénéfice de la jeunesse ultramarine.

Une initiative appelée à se poursuivre à Paris

Cette proposition s’inscrit dans une réflexion plus large sur l’évolution des politiques de formation et d’emploi dans les Outre-mer. À ce titre, Ambition et Transparence pour nos Territoires entend porter le débat au niveau national.

Ramata Touré indique par ailleurs qu’elle se rendra prochainement à Paris afin de poursuivre les échanges avec les acteurs institutionnels concernés. Elle se dit pleinement disponible pour contribuer à une réforme des dispositifs d’insertion et de qualification dans les territoires ultramarins.

Etiquettes : Contrats aidés | PEC

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