“Pas frères pour rien” : Jean-Marie et Laurent Virapoullé reviennent sur leur accord et présentent leur liste

Au sortir de la sous-préfecture de Saint-Benoît, où leur liste commune a été déposée ce mardi, Jean-Marie Virapoullé a défendu une union qu’il présente comme une évidence au regard des résultats du premier tour. Plus tôt, son frère a évoqué un accord "équilibré". C'est désormais ensemble que les deux frères mènent campagne.
“Si nous sommes maintenant unis pour gagner, c’est pour rassembler au-delà et reconstruire enfin Saint-André”, affirme Jean-Marie Virapoullé, arrivé ce dimanche en troisième position du scrutin, 197 voix derrière son frère.
Interrogé sur des négociations présentées comme âpres par certains de ses propres soutiens, Jean-Marie Virapoullé réfute le terme de “compliqué” : “Elle n’était pas compliquée, mais il fallait des discussions”, explique-t-il, évoquant deux jours d’échanges pour aboutir à “l’union la plus belle et la plus solide possible”.
Un avis partagé un peu plus tôt par son frère Laurent : “Rassembler n’est pas une tâche facile. Cela demande de l’humilité et de faire un pas vers l’autre.”
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La présidence de la Cirest ?
Le fait que les résultats entre les deux frères se tiennent dans un mouchoir de poche devait être pris en compte à ses yeux : “Nous sommes arrivés quasiment ex-aequo”, rappelle Jean-Marie Virapoullé. Laurent Virapoullé souligne, lui, que les électeurs l’ont placé en tête, tout en reconnaissant “le score conséquent” de son frère.
L’accord trouvé prévoit, pour rappel, l’intégration de douze colistiers de Jean-Marie Virapoullé en position éligible. “Un accord équilibré et transparent”, selon ce dernier, qui dit vouloir “refléter au mieux la volonté de la population”.
Quel sera demain son rôle à la mairie s’il est élu ? “Chaque jour suffit sa peine, je suis cinquième sur cette liste, j’aurai des responsabilités à la Cirest et j’occuperai pleinement les responsabilités qui me seront offertes.”
Sur le point de la Cirest, Laurent Virapoullé a apporté un éclairage plus précis, déclarant que son frère a “accepté de renoncer à son ambition” de présider l’intercommunalité. “Ce n’est pas à l’ordre du jour”, commente son frère.

“Des convergences dès le premier tour”
Sur le fond, la fusion s’est faite sans blocage majeur selon lui. “Nous avions des points de convergence dès le premier tour”, explique Jean-Marie Virapoullé.
Quel projet sera-t-il porté, le sien ou celui de son frère ? Pas de difficulté à ce sujet, juge le premier président de la Cirest : “Nous avions des convergences dès le premier tour. D’ailleurs, il m’arrivait de présenter un projet sur ma page Facebook et trente minutes plus tard, il y avait le même sur la page de Laurent ou inversement, nous n’étions pas frères pour rien, avec de nombreux points de convergence”, sourit-il.
Laurent Virapoullé confirme qu’aucune modification du programme n’a été demandée dans le cadre de l’accord : “Le programme reste le même”, estimant qu’il est désormais “adopté” par ceux qui ont rejoint la liste.
"Chacun a voulu tenter sa chance"
Finalement, pourquoi ne pas avoir fait cette union avant le premier tour ?
“Chacun a voulu tenter sa chance. Nous sommes en démocratie”, répond Jean-Marie Virapoullé, sans exprimer de regret.
Pour Laurent Virapoullé, la logique est celle du rassemblement progressif, dans un contexte où “70 % des électeurs n’ont pas souhaité accorder leur confiance” à l’équipe sortante. Il appelle ainsi à élargir encore le soutien autour de leur liste.
“Je me bats pour Saint-André”
Au-delà de l’accord politique, Jean-Marie Virapoullé insiste sur son engagement personnel. “Ça fait trente ans que je me bats pour Saint-André”, rappelle-t-il.
“Je ne me bats pas pour les postes, je me bats pour eux parce que je les aime.”
Une ligne que rejoint, sur un autre registre, Laurent Virapoullé, qui évoque une “mission de rassembler” confiée par les électeurs.
C’est désormais ensemble que les deux frères Virapoullé mènent campagne. Et ce, dès hier soir à Ravine-Creuse lors du premier meeting organisé depuis le premier tour.
Quelques heures plus tôt, ils ont déposé une liste fusionnée où l'on retrouve bien un tiers des colistiers de Jean-Marie Virapoullé à des places éligibles. Du côté de Jean-Marie Virapoullé, plusieurs élus sortants de l'opposition ne font pplus partie de la liste, comme Maie-Lise Chane-To, Alain Sinaretty ou Viviane Payet Ben Hamida. On note aussi l’absence de Sylvie Moutoucomorapoullé et Mickael Boyer qui avaient rejoints Jean-Marie Virapoullé. Même chose pour Thierry Assicanon, ex-élu de Joé Bédier, qui avait rejoint Laurent Viirapoullé.
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Liste “Les Saint-Andréens d’abord” (liste fusionnée)
1.Laurent Virapoulle, 2. Juanita Canguy, 3. Olivier Desire, 4. Doly Ramsamy épouse Paulcan, 5. Jean-Marie Virapoulle*, 6. Marie-Hélène Naud Carpanin, 7. Jismy Voulamalie, 8. Lindsay Joelle Appavoupolle, 9. Judex Thermea, 10. Sabrina Benoit, 11. David Rabot, 12. Jessika Richard, 13. Bruno Ramsamy, 14. Naomie Grondin, 15. Jimmy Valery, 16. Sorenza Mounichetty, 17. Christopher Bernon, 18. Marie Noelle Bernard, 19. Bruno Castaingt, 20. Bibi Nubee Meajun*, 21. Jean Francois Ramassamy*, 22. Carole Sornom Ganova*, 23. Jean Marc Soubaya Pajaniandy*, 24. Carole Abdallah, 25. Adil Mamodaly*, 26. Margarette Toulon*, 27. Jean Louis Allamele, 28. Fabiola Grondin*, 29. Williams Eclapier, 30. Karine Damour, 31. Ludovic Barbe*, 32. Mireille Honorine Ally*, 33. Alexandre Dobi*, 34. Esmeralda Otin*, 35. Daniel Etrayen, 36. Latchoumi Gangou, 37. Yaya Abdallah, 38. Fayzati Riziki, 39. Alain Hoareau, 40. Sonia Crescence, 41. Ismael Gaia, 42. Celine Parvedy, 43. David Amaye, 44. Kamala Jebane Moutoucamarapoule, 45. Baptiste Picard, 46. Marceline Mariaye, 47. Koumar Balazi.
*Colistiers issus de la liste de Jean-Marie Virapoullé.


