P. Lebreton veut "donner un meilleur accès aux Réunionnais à l'emploi existant"

Le député-maire de Saint-Joseph, Patrick Lebreton, a été missionné pour rendre un rapport sur l'emploi des Ultramarins dans leur territoire par le président de la République, François Hollande.
Ce dimanche, Patrick Lebreton a tenu faire un point sur les contours de sa mission, afin de "rectifier certaines choses entendues depuis quelques semaines". L'idée, rappelle-t-il, n'est pas de créer de nouveaux emplois mais d'améliorer l'accessibilité à l'emploi des Réunionnais. La démarche étant la même dans les autres DOM.
"Il ne s'agit pas de créer des emplois nouveaux mais de donner un meilleur accès aux Réunionnais à l'emploi existant dans le public comme dans le privé", souligne le député-maire. "J'ai déjà reçu 178 demandes de mutations individuelles depuis qu'on m'a confié cette mission", constate le parlementaire, qui estime qu'y répondre n'est pas dans ses prérogatives.
Lebreton s'insurge contre les "chasseurs de prime"
Et le député socialiste insiste sur l'objectif de sa mission : "Il ne s'agit pas de faire un catalogue de mesures inapplicables ou un rapport de haut fonctionnaire qu'on range derrière les tiroirs. Mon rapport devrait contenir une dizaine voire une quinzaine de mesures dont le tiers pourrait être traduit en acte législatif", ajoute le député, qui ne veut pas faire "de fausses promesses".
Principal enjeu de la mission de Patrick Lebreton, donc, améliorer l'accessibilité à l'emploi des Réunionnais. "Mais nous devons définir ce qu'est un Réunionnais", explique-t-il, qui prône "une définition assez large", sans toutefois en donner sa vision. Par contre, il estime savoir ce qu'est un non-Réunionnais : "Les fonctionnaires qui viennent à la Réunion dans leur dernière année de carrière et qui nous appellent les autochtones, ceux qui viennent profiter du soleil, ce ne sont pas des Réunionnais mais des chasseurs de prime", s'insurge-t-il.
Patrick Lebreton se sait attendu sur un sujet brûlant : prendre en compte les souhaits de mobilité des fonctionnaires ultramarins actuellement hors-territoire. Le chef de file du Progrès critique de ce point de vue la réforme mise en place par Nicolas Sarkozy en 2002, quand il était ministre de l'intérieur, qui "a modifié les règles", privilégiant l’ancienneté dans la fonction publique plutôt que l’ancienneté de la demande. "Il y a 500 demandes en stock" de Réunionnais qui souhaitent revenir dans le département, explique-t-il.
Depuis l'installation de sa mission par Victorin Lurel, le 11 avril dernier, Patrick Lebreton fait savoir qu'il a déjà commencé les consultations avec les acteurs socio-économiques afin de trouver des pistes pour favoriser l'emploi des locaux. Une série de rencontres est prévue de même qu'une tournée dans les DOM. Patrick Lebreton rendra son rapport en septembre .


