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Où va notre île ? Profanations, déclin moral et perte des valeurs : un appel à la conscience

Ecrit par Marie Annick Ramsamy-Dufour – le mardi 11 mars 2025 à 17H47

Courrier des lecteurs.

« Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font » (Lc 23,34). 

Ces paroles du Christ sur la croix résonnent douloureusement aujourd'hui. Elles trouvent un écho tragique dans les actes de profanation dont a été victime la Sainte Vierge, Mère de Dieu et Mère de l'humanité, située près de l'église de la Délivrance.

Comment ne pas être outré, profondément blessé par ces offenses qui ne sont pas seulement dirigées contre une statue, mais contre notre foi, nos valeurs et ce qui fait le socle même de notre société ?

Ces profanations ne sont pas de simples actes isolés. Elles sont le symptôme d'un mal plus profond qui ronge notre île : la perte du respect, l'indifférence à ce qui est sacré, l'explosion de la violence sous toutes ses formes. 

Chaque jour, nous voyons les signes d'une société qui s'effondre : agressions, meurtres, insécurité grandissante, consommation effrénée de drogue, perte des repères familiaux, destruction des valeurs qui ont forgé notre identité.

 Où allons-nous ?

En ce temps de Carême, l'Église nous invite à un retour à Dieu, à la conversion du cœur. Ce n'est pas seulement une période de privation, mais un chemin de transformation, un appel à regarder nos vies en vérité. 

Face aux ténèbres qui envahissent notre société, nous ne devons pas nous contenter d'être indignés. Nous devons répondre par la prière, par la réparation, par l'engagement dans la foi. 

Car le Carême est un temps de combat spirituel, et nous sommes appelés à tenir ferme malgré les épreuves.

Le cyclone Garance, avec sa force destructrice, n'a-t-il pas été un appel à la prise de conscience ?

 Pendant quelques jours, face aux éléments, nous avons vu à quel point nous étions vulnérables. 

Nous avons compris, peut-être, que nous ne sommes pas maîtres de tout. 

Mais qu'avons-nous retenu de cette épreuve ? 

L'humilité ? Le retour à l'essentiel ? Ou bien avons-nous simplement repris le cours de nos vies, oubliant la leçon aussi vite que l'eau s'est retirée ?

Alors ne baissons pas les bras. Nous ne pouvons pas rester spectateurs du naufrage de notre société. En tant que chrétiens, en tant qu'hommes et femmes de foi, nous avons le devoir de réagir. Non pas par la violence ou la vengeance, mais par la prière, par la défense inébranlable de nos valeurs. Nous devons élever la voix pour dire non à la banalisation du mal, non à l'indifférence, non à la haine qui gangrène notre île.

Marie est notre Mère. Elle intercède pour nous auprès de son Fils.

 À Fatima, elle nous avait avertis : le péché du monde entraîne souffrance et chaos. Mais elle nous a aussi promis l'espérance : « À la fin, mon Cœur Immaculé triomphera. »

Puissions-nous, en ce temps de Carême, répondre à la haine par l'amour, à la profanation par la réparation, et à la violence par une foi encore plus vive.

Prions pour notre île, pour nos familles, pour ceux qui offensent Dieu sans savoir ce qu'ils font. Et agissons, chacun à notre place, pour que la lumière du Christ éclaire à nouveau ce monde en perdition.

 Que cette période de purification soit l'occasion d'un véritable réveil spirituel pour notre île.

Il est encore temps !

Mais jusqu'à quand ?

Marie Annick RAMSAMY-DUFOUR 

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