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Olivier Hoarau forme une liste pour "en finir avec un clan" à la mairie du Port

Ecrit par zinfos974 – le lundi 3 mars 2014 à 17H50

Olivier Hoarau a bouclé sa liste de 39 noms. Le candidat de Pour La Réunion au Port a déjà accompli la formalité du dépôt de liste vendredi dernier en préfecture.

L'ordre des colistiers n'est pour l'heure pas dévoilé mais des certitudes se dégagent sur quelques visages connus. Débarquée de la majorité il y a deux ans comme Olivier Hoarau, Paulette Adois Lacpatia (ex-4e adjointe de Jean-Yves Langenier) se range naturellement aux côtés du PLR.

Une formalité à l'entendre, puisque "j'étais militante avec Huguette au tout début de l'UFR et 40 années de militantisme communiste". La page est tournée. "Moi, je veux plutôt me tourner vers l'avenir, avec des idées nouvelles. Olivier Hoarau a un très bon programme, basé sur les remontées de la population", assure celle qui siège depuis 1983 au conseil municipal.

L'entreprenariat sera représenté, entre autres, par Armand Mouniata, président du Collectif pour la Défense des Entreprises des Travaux Publics et du Transport, portois d'adoption. S'il considère ne pas prendre de risque particulier en s'affichant auprès d'un candidat, il explique sa démarche. "J'ai choisi le PLR parce que c'est un parti ouvert sur la discussion, chacun y amène ses idées, et on se sent bien", fait-il partager. "J'apporte ma pierre à cet édifice", explique sans jeu de mots le spécialiste du BTP qui espère oeuvrer pour que Le Port cesse d'être la ville du paradoxe économique. Elle accueille 4.000 entreprises pour presque deux fois plus de chômeurs. Armand Mouniata fait partie du contingent des éventuels élus communautaires.

Des personnalités qui ont brisé l'omerta

Enfin, Olivier Hoarau mise sur des personnalités issues du monde économique qui ont osé briser l'omerta à la Coopérative des dockers. La désormais fameuse COR, fleuron du PCR et de la CGTR, lancée dans les années 90 mais qui a défrayé la chronique plus récemment avec des détournements de fonds supposés de son ex-dirigeant Jacques Virin. Le dossier est toujours en cours d'instruction. Les auditions de certains protagonistes se sont même tenues en ce mois de février 2014.

 

La coopérative devait être la vitrine des dockers face à un patronat toujours aussi gourmand. Mais la belle idée "a été corrompue par des hommes", signale Jean-Bernard Gaillac. Il est l'un des anciens employés déçus de la COR qui n'a eu de cesse de faire le ménage dans ces affaires louches. "J'ai encore beaucoup de choses à dire", promet-il. Jean-Bernard Gaillac sera lui aussi élu communautaire si jamais le PLR venait à jouer les premiers rôles.

Le mot de la fin revient à la tête de liste, Olivier Hoarau, toujours aussi déterminé dans ses discours pour mettre fin au règne "d'un clan familial et d'un parti" au Port. Il dit vouloir changer de type de gouvernance en tenant comme premier geste fort, une permanence décentralisée dans le mois qui suivra les élections. Il le promet, chaque personne de son équipe se rendra utile pour écouter la population. Qu'ils fassent ou non partie des 14 désignés pour siéger au TCO, tous devront maintenir un lien avec les administrés, bref tout ce que la majorité sortante n'assurait plus selon l'ancien adjoint.

Sa liste, avec des gens venus d'horizons divers, "à l'image de la ville du Port" et "avec des gens compétents" doit s'attendre à faire face à ce qu'il appelle l'alliance UMPCR qui se trame selon lui. Le PCR procède toujours à des alliances contre-nature "dès qu'il sent le vent de la défaite arriver", ironise le candidat PLR.

 

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