Observation des cétacés : la nouvelle règlementation expliquée

Chaque hiver austral, les baleines à bosse attirent des milliers d’admirateurs. Mais face à une fréquentation toujours plus forte, la préfecture renforce les règles d’encadrement de l’activité.
Le nouvel arrêté préfectoral concernant l'observation des cétacés a été présenté ce mercredi par le sous-préfet de Saint-Paul. Faisant suite à une concertation menée avec les professionnels, les scientifiques et les associations, il vise à trouver un équilibre entre la préservation des cétacés et le développement d’un tourisme respectueux.
Parmi les mesures phares, seuls 3 navires pourront s’approcher des baleines simultanément contre 5 l’année dernière. Concernant la mise à l’eau, cette dernière est autorisée de 9h à 13h et 6 personnes à la fois pourront plonger à proximité des baleines contre 9 auparavant. Enfin, l’observation pourra s’effectuer jusqu’à 16h maximum (ou 18h pour les navires à propulsion douce). La vitesse est également limitée à 10 nœuds entre Saint-Paul et le Grand Cap entre le 1er juillet et le 30 septembre.
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Les services de contrôle seront renforcés prévient Philippe Malizard, sous-préfet de Saint-Paul : “Nous serons plus intransigeants sur ceux qui auront la volonté manifeste de contourner cet arrêté”.
Le représentant de l’État évoque également des tensions liées à certains opérateurs extérieurs “moins respectueux de la réglementation”.
“Ces règles ne sont pas une surprise et sont connues des professionnels. L’objectif est clair : réduire la pression sur les cétacés”, confirme Nicolas Le Bianic, directeur de la direction de la mer sud océan Indien.
Du côté des associations, Jean-Marc Gancille, porte-parole de Globice Réunion salue des avancées, tout en rappelant la grande vulnérabilité des baleines : “Il faut arriver à trouver le compromis qui permette à la fois de profiter de leur présence et de respecter leurs besoins vitaux. Il y a des avancées, mais il reste des points à améliorer dans les années à venir”.
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Chez les professionnels, les avis sont plus partagés. Christian, moniteur de plongée et gérant d’une société de location de navire, comprend la nécessité des restrictions : “Sur le fond, c’est une bonne chose. Mais économiquement cela signifie moins de plongeurs, moins de rotations… On divise notre activité par trois en pleine saison”.
L'arrêté portant réglementation des activités nautiques à proximité des cétacés


