Oasis Réunion regrette que son rapport sur l'autosuffisance alimentaire soit pris à la légère

Il est important de rappeler qu'OASIS RÉUNION n'a vocation qu’à s’occuper du contexte spécifiquement réunionnais, qu'il a largement étudié et continue à le faire avec l’aide d’un groupe de scientifique du CNRS, de l'INSERM, de l’INRAE. Toutefois son MANIFESTE, qui demande un changement global et rapide en faveur d’une agriculture 100 % locale, biologique, paysanne (c’est-à-dire artisanale, dans la diversité et la saisonnalité à partir de semences et d’espèces animales locales) devrait s'appliquer à tous les Départements et Territoires d'Outre-Mer.
Ceci ne ressort pas suffisamment de ce rapport auquel nous sommes censés avoir participé par une information très complète qu'OASIS RÉUNION a donné la députée Nathalie BASSIRE qui nous avait sollicités à ce sujet.
Ce rapport ne fait pas état clairement des taux réels de dépendance aux importations :
• 80 % selon OASIS RÉUNION
• 77 % selon L'ADEME
Ni des vrais besoins quantitatifs :
• 600 000 tonnes de nourriture par an pour les Réunionnais selon OASIS REUNION
• 770 000 tonnes de nourriture par an pour les Réunionnais selon l'ADEME.
Enfin la terminologie n’est pas claire autour de la « SOUVERAINETÉ ALIMENTAIRE » en particulier pour les consommateurs :
OASIS RÉUNION explique pourquoi il faut parler viser « L'AUTONOMIE AUTOSUFFISANCE ALIMENTAIRE DURABLE » : les deux ne sont pas synonymes mais complémentaires :
AUTONOMIE : plus du tout de dépendance aux importations (ce que seule l’AB peut réaliser).
AUTOSUFFISANCE : une production quantitative à la hauteur des besoins alimentaires des habitants.
Ce qui pourrait se faire avec le modèle pétrochimique très coûteux, mais sans garantir l’autonomie et donc ni la sécurité ni la qualité alimentaire. Pour finir : plus qu’une priorité pour les Nations Unies, l'Alimentation est un DROIT qui, hélas, est un des droits fondamentaux les plus bafoués sur la planète.


