Nouvel an sur les plages: Combien de tonnes de déchets cette année ?

Un peu forcée comme chaque année, la mairie de Saint-Paul renouvelle son opération d'encadrement pour un "Nouvel An Gadiamb" sur ses plages. Prises d'assaut le 31 en guise de défouloir à ciel ouvert, les plages saint-pauloises offrent également un triste spectacle au petit matin.
Le dispositif de prévention ne varie pas d'une année à l'autre. Mardi 31, attendez-vous à rencontrer des agents de médiation qui vous interpelleront sur les bons gestes éco-citoyens à adopter.
La maîtrise des déchets et des emballages, si possible dès son domicile, est vivement encouragée par la collectivité qui accompagne, bon gré mal gré, ce rendez-vous désormais incontournable. Des sacs poubelles seront distribués ce jour-là pour les têtes en l'air ou les rapiang'.
Ces sacs, noirs et non transparents, "ne favoriseront pas l'effort du tri sélectif", concède Gina Hoarau, directrice sécurité publique à la mairie. Par contre, ils permettent "un déblaiement plus rapide pour nos agents et ceux du TCO", complète Claudine Dupuy de la SPL Tamarun qui a en charge le nettoyage des sous-bois et de la plage uniquement.
5.000 sacs normaux ou "tout-venant" contre 200 de couleur jaune pour le tri : la balance écologique est en effet déficitaire. Vous n'aurez cependant aucune excuse pour ne pas rapporter vos bouteilles en verre aux bornes supplémentaires qui seront disposées d'ici lundi.
Le dispositif semble avoir porté ses fruits en 2011. Neuf tonnes de déchets avaient été récupérées en vrac, à même le sol, contre 10,5 tonnes l'année précédente. La courbe continuera-t-elle de s'infléchir ? Au-delà des déchets éparpillés dans la nature, ce sont 45 tonnes qui ont été récupérées en tout grâce aux poubelles et aux bornes.
Cette année encore, la 2e adjointe à la sécurité Lynda Hoarau, en appelle au "civisme des Réunionnais". La répression est donc encore un mot banni. A moins que vous ne croisiez une patrouille des 50 gendarmes qui prendront le relai "dès que ça commencera à être plus délicat, c'est-à-dire après minuit" parle, avec expérience, le capitaine Bouldoires, commandant en second de la compagnie de Saint-Paul.
Une campagne de presse est lancée dès aujourd'hui pour sensibiliser les futurs fêtards. Gina Hoarau évoque un montant de "40.000 euros" pour les frais avancés par la mairie, et 20.000 pour Tamarun. Une tendance à la baisse grâce à une approche toute nouvelle de sponsorisation de l'événement par des entreprises de la place. Les "restaurants/bars/discothèques à ciel ouvert" sont quant à eux dans la cible des autorités. "Nous leur avons envoyé des courriers pour qu'ils nous précisent l'ampleur des personnes attendues chez eux", rétorque Gina Hoarau.
Pour éviter tout débordement comme à Planch'Alizé l'année dernière, certains professionnels de la fête fonctionneront "sur carton de réservation cette année". Le lagon respire un peu...mais c'est tout de même 30.000 personnes qui sont attendues comme l'année dernière.


