Nouveau débrayage chez Soliha

Les mouvements de grève s'accumulent chez Soliha, acteur réunionnais en charge de la rénovation de l'habitat privé. Après sept mois de grève en 2022, suivis de débrayages, de l'embauche puis du départ de plusieurs encadrants, et d'un changement au sein de la direction générale, la structure semble incapable de sortir de la crise, laissant ses 31 salariés dans l'incertitude.
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Ce matin encore, plus de la moitié du personnel a cessé le travail pour alerter sur le sort du nouveau directeur opérationnel, en poste depuis à peine sept mois et déjà menacé de licenciement. « Il est convoqué à un entretien préalable », explique Patric Laffuteur, délégué syndical UR974 et élu titulaire au sein de Soliha Réunion.
« Il y a un risque de licenciement », poursuit-il, soulignant que cette décision serait la goutte d'eau de trop dans un vase déjà plein. « On lui reproche des faits commis alors qu'il était en poste à la SHLMR », précise le délégué. Ce malaise s’inscrit dans un contexte de tensions persistantes au sein de la structure.
Les salariés présents dénoncent l’absence de réaction de la présidence de Soliha face à cette situation. Ils s'inquiètent également du peu de chantiers en cours et s'interrogent sur la viabilité financière de l’organisation. « On se demande si nous n'allons pas finir en procédure collective ? », s’inquiète Jérôme Laffuteur.
Les salariés réclament également la communication d’un audit réalisé par le cabinet AKP Conseil, dont les conclusions pointent une mauvaise utilisation des fonds publics, voire une utilisation « illicite » pour certaines prestations.


