Les grévistes de Soliha attendent désespérément un signe des institutions

Depuis le mois d'avril, un mouvement social est venu troubler l'activité de l'association essentiellement financée par le Département et qui a remplacé le PACT dans la rénovation des logements des personnes en difficulté.
Les dossiers d'amélioration de l'habitat déposés par des foyers réunionnais sont pour certains en souffrance depuis des années et cette situation a amené Soliha à accumuler un trésor de guerre qui a fait l'objet d'une écriture comptable contestée aujourd'hui par les grévistes puisque ces sommes "étaient dédiées aux familles".
Les grévistes attendent toujours le départ effectif du président directeur général qui a annoncé sa décision au mois de juillet. Mais le Département doit examiner point par point les conditions de cette rupture de contrat.
Les grévistes, qui sont soutenus depuis le début du mouvement par le syndicat Union Régionale 974 s'étonnent du temps que prend ce départ mais aussi du silence des élus du Département qui siègent dans le conseil d'administration de Soliha. Etonnés n'est pas vraiment le bon terme puisque Clara Derfla, la secrétaire générale d'UR 974 a sa petite idée de la raison de cet immobilisme doublé d'un mutisme des institutions.
Le groupe de grévistes a décidé de planter son piquet de grève un peu partout dans Saint-Denis aujourd'hui.


